Centrafrique : Referendum numérique sur le sort des criminels de guerre

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Pour sortir de la spirale de la violence dont sont victimes les centrafricains depuis bientôt cinq ans, l’Académie de la Paix et du Développement Durable HÎNGA NDO qui est une organisation de la société civile centrafricaine et internationale a lancé un référendum numérique. Les internautes sont consultés sur le sort des criminels de guerre qui écument la RCA. Amnistie aux criminels ou justice pour les nombreuses victimes ?

Dans une République Centrafricaine écumée par les bandes armées dont leurs chefs sont accusés de crimes de guerre, toutes les voies sont explorées pour sortir le pays de la crise politico-militaire. Pour l’Académie de la Paix et du Développement Durable HÎNGA NDO, faut-il amnistier les auteurs de crimes qui ensanglantent la République Centrafricaine depuis cinq (5) ans ? Les internautes sont invités à répondre par oui ou non.

Dans son exposé, l’Académie de la Paix et du Développement Durable HÎNGA NDO, rappelle que les acteurs politiques, de la société civile et la communauté internationale « sont divisées en deux camps : les   » Amnististes  » et les  » Impunitistes « .

En Centrafrique «Amnististes » contre « Impunitistes » :

Depuis cinq ans, deux camps s’affrontent et justifiant chacun leur position. Il y a d’abord ce que l’Académie de la Paix et du Développement Durable HÎNGA NDO appelle les Amnististes.

Selon cette association, « les Amnististes » estiment que « l’amnistie générale des auteurs de crimes dont la population est victime apportera certainement la paix dans la mesure où les pouvoirs publics centrafricains actuels ne disposent d’aucuns moyens de coercition militaire et judiciaire pour stopper la violence dont sa population est victime ». Ils sont soutenus par une partie de la communauté internationale. Il s’agit surtout de certains Etats africains.

Cependant que  les « Impunitistes » menés par la plateforme interconfessionnelle a la confiance d’une large majorité de la société civile centrafricaine et internationale ainsi qu’une partie de la communauté internationale. Ils « défendent la thèse de la justice et du droit à la vie des victimes bafoué depuis de très nombreuses années, et en dépit d’autres lois d’amnisties antérieurs, qui n’ont jamais enrayé les crimes contre l’humanité en République Centrafricaine ».

Entre ces deux courants lequel l’emportera ?

Depuis janvier 2017, les groupes armés multiplient leurs exactions sur la population civile : plus de 1.000.000 de centrafricains sont déplacés et de nombreuses victimes. S’agit-il d’une pression pour qu’on leur accorde l’amnistie ?

De l’autre côté,  les autorités centrafricaines et la communauté internationale favorable au jugement des criminels de guerre accélèrent la mise en place du Tribunal Pénal Spécial pour la Centrafrique. Son personnel a prêté serment le lundi 6 novembre 2017.

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