Centrafrique : Une réduction de l’effectif du personnel civil de la Minusca attendue en 2018

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BANGUI, 18 septembre 2017 (RJDH)—La mission onusienne en Centrafrique, devra réduire son personnel civil d’ici janvier 2018, apprend-t-on de sources concordantes au sein de la Minusca. Cette décision serait liée à l’intention des Etats-Unis de revoir à la baise leur contribution financière dans les missions internationales.

Ce sont des postes jugés non essentiels qui devront être supprimés à la Minusca à la faveur de cette décision. Le personnel civil occupant ces postes, sera, selon des sources à la Minusca remercié. Cette décision est liée à la volonté des Etats-Unis de réduire leur participation financière dans les missions de l’ONU à travers le monde.

En République Démocratique du Congo, les Etats-Unis, premier bailleur de la Monusco, projettent de baisser leur contribution de 40%, confie un diplomate qui précise qu’en « Centrafrique, il y aura une baisse de 7%. Cette décision sera exécutoire d’ici janvier 2018 mais toutes les grandes lignes seront connues à l’issue de l’Assemblée Générale des Nations-Unies actuellement en cours ».

Les questions des missions onusiennes dans le monde notamment en Centrafrique et en RDC devront être à l’ordre du jour de la 72ème Assemblée Générale de l’ONU, Assemblée pendant laquelle le président centrafricain Faustin Archange Touadéra devrait demander l’augmentation de l’effectif des militaires engagés dans la Minusca, une demande qui se justifie par la flambée des violences dans l’Est et Sud Est du pays.

De sources indépendantes, cette demande a peu de chance d’aboutir à cause de la réduction de la participation américaine qui contraindra la mission à revoir sa carte, « ce que le président peut décrocher, c’est le maintien de l’effectif actuel des soldats de la paix mais pas l’augmentation parce qu’il y aura pas l’argent pour les entretenir », explique une autre source diplomatique.

La mission des Nations-Unies, opérationnelle en Centrafrique depuis septembre 2014, fait face depuis quelque mois à des résistances de groupes armés qui ont multiplié des embuscades meurtrières contre les casques bleus. Ces deux derniers mois, six soldats de la paix sont tués dans le pays.

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