Centrafrique : Les rebelles du « 3R » absents des discussions de Sant’Egidio

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BANGUI, 16 juin 2017 (RJDH)–Les groupes armés qui écument la République Centrafricaine sont en discussion à Rome sous l’égide de la Communauté Sant’Egidio.  Le groupe « Retour, Réclamation et Réhabilitation » ou 3R est absent aux négociations.

Pour créer les conditions propices pour le retour au calme en Centrafrique et le redécollage du pays suite au regain de violences, la Communauté Sant’Egidio a convié les mouvements armés à Rome. Sur les quatorze groupes armés, le « 3 R », n’a pas fait le déplacement de Rome.

Mauvaise volonté ou mésentente interne? Selon nos informations, 3R n’aurait pas été en mesure de remplir les formalités de voyage à temps.

« Quel que soit la raison évoquée, il s’agit d’une mauvaise volonté de ce groupe armé commandé par Sidiki Abbas, un Peulh apparu dans la ville de Koui au Nord en 2015 », rapporte une source. Sidiki Abbas et ses combattants disent protéger les éleveurs Peuls contre les agressions des Anti-Balaka en commettant des exactions sur la population civile.

Le RJDH n’a pas pu encore entrer en contact avec les responsables de ce groupe armé pour leurs versions des faits.

Sant’Egidio saura-t-il conclure un accord de paix durable comme en Mozambique ?

C’est depuis 2013, que cette communauté Catholique s’investie dans la résolution de la crise en RCA. De la venue du Pape au consensus électoral et post-électoral en 2016, Sant’Egidio avait réussi à conclure un accord entre les belligérants et les partis politiques.

En Afrique, la paix en Mozambique est à l’actif de Sant’Egidio. Sous sa médiation, le Frelimo au pouvoir a signé un accord de paix avec la Renamo (Resistência Nacional Moçambicana) le 4 octobre 1992 après des années de guerre civile.

Sur l’initiative de paix de Sant’Egidio, les centrafricains souffrant dans leur chair aspirent à la paix et souhaitent sa réussite.

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