Centrafrique : Quatre femmes soupçonnées de sorcellerie tuées à Bouca

0

BOUCA, le 6 Septembre 2018 (RJDH)—Quatre femmes sont accusées de sorcellerie et tuées la semaine passée à Bouca au nord du pays. Une poussée de la justice populaire qui choque les activistes des droits de l’Homme.

La ville de Bouca est en proie à une montée inquiétante de la justice populaire depuis les événements tragiques qu’a connus le pays. Ces actes qui se sont accentués interviennent dans un contexte de l’autorité de l’Etat encore fragile dans une zone où les Antibalaka règnent et dictent leur loi.

Un activiste des droits de l’Homme à Bouca parle d’un phénomène dangereux si l’Etat n’agit pas « Ces personnes qui sont tuées ou qui ont vu leur habitation incendiées sont victimes des préjugés. Elles sont tuées sans aucune forme de procès et c’est bien d’hommage que l’Etat n’ait pas la capacité réelle de protéger, ni de rendre justice aux victimes silencieuse de cette tragédie. Ce sera la cause d’un nouveau problème social si rien n’est fait face à ce phénomène » a indiqué au RJDH un activiste à Bouca qui a requis l’anonymat.

La réaction de la Ligue Centrafricaine des droits de l’Homme LCDH ne s’est pas faite attendre, elle s’est indignée de la recrudescence de la justice populaire dans cette partie de l’Ouham au nord du pays.

La République Centrafricaine a ratifié la déclaration universelle des droits de l’Homme qui proscrit le jugement extrajudiciaire ainsi que la charte africaine de lutte contre la torture.

Partage.

L'auteur

Commenter

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.