Centrafrique : Quatre athlètes centrafricains aux jeux de la Francophonie à la conquête de l’or

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BANGUI, 22 juillet 2017(RJDH)–Dans une interview au RJDH, Bruno Konga, président de la fédération Centrafricaine de l’Athlétisme a présenté le profil des athlètes qui représentent le pays aux 8e jeux de la Francophonie qui se déroulent à Abidjan en Côte d’Ivoire du 21  au 31 juillet 2017.

RJDH : Bruno Konga, bonjour.

Bruno Konga : Bonjour.

RJDH : Votre Fédération fait partie de la délégation centrafricaine qui s’est rendue à Abidjan aux jeux de Francophonie, alors parlez-nous de ces athlètes.

Bruno Konga : Je vous remercie. Déjà en marge du championnat de monde d’athlétisme qui va se dérouler dans quelques semaines à Londres, nous avons envoyé à Abidjan deux athlètes filles et deux athlètes garçons. Il y a Ketura Ndoyéti-Nzapa, c’est une athlète qui monte en flèche en ce moment. Elle a eu l’opportunité de participer aux championnats d’Afrique Centrale, elle est sortie déjà deux fois. Il y a Victoire Mandaba qui a représenté le pays aux Jeux Olympiques de Londres en 2012, elle était récemment en 2016 aux Jeux de  Rio, et en 2013, elle était au championnat du monde des séniors à Moscou, c’est une athlète internationale. Il y a Raoul Yéguélé qui a été aux jeux de la jeunesse en 2012 en Chine ; donc la seule personne qui va recevoir son baptême de feu, c’est Legrand Djalla, le détenteur du record national de 100 metres, qui est à sa première sortie internationale. Toute l’équipe se retrouve en ce moment à Abidjan.

RJDH : A vous entendre parler, vous semblez être optimiste, est-ce que vous allez promettre des médailles au peuple centrafricain ?

Bruno Konga : Vous savez les règles de l’athlétisme sont clairs, nous, on raisonne en terme de chrono. Le minima exigé, ces enfants ne sont pas loin de ce minima. C’est un combat, généralement quand on envoie des enfants aux jeux de la  Francophonie, on envoie des athlètes valeureux, les athlètes qui ont une bonne performance, quand il s’agit de défendre valablement le pays. C’est ce que nous avons fait. Le reste dépend du terrain. Quand nous aurons les résultats, nous allons vous les communiquer.

RJDH : Est-ce qu’il y a aura les représentants centrafricains dans  les autres spécialités de l’athlétisme  que sont le javelot, le poids, le triple saut et autres, ou bien il n’y aura que les spécialistes de la piste ?

Bruno Konga : Bien, il y aura seulement les spécialistes de la piste, parce qu’il  y a des disciplines qui se pratiquent sur la piste, quand il s’agit des lancées de  javelots et autre, c’est des concours. Cette fois-ci on n’a envoyé seulement les spécialistes de la piste. Nous avons sélectionné deux semi-fondeurs, nous avons sélectionné deux sprinteurs. Il y a un garçon et une fille sont des spécialistes de 800 et de 1500 mètres ; il y a un garçon  qui est spécialiste de 100 m et 200 m et une autre fille qui est spécialiste de 400 et de 200 mètres.

RJDH : Que répondez-vous au public centrafricain qui est  généralement très exigeant des résultats ?

Bruno Konga : Nous avons préparé ces athlètes dans des conditions difficiles. Vous savez, la Francophonie est une affaire d’Etat, ce sont des Etats qui envoient leurs représentants, pour ces préparations, nous n’avons pas reçu une subvention quelconque de l’Etat pour préparer ces athlètes, ça il faut le dire. Nous avons préparé ces athlètes avec le minimum dont nous disposons. Pour préparer une telle compétition, il faudrait que les enfants soient mis dans les bonnes conditions. Je pense que les centrafricains ne seront pas exigeants, on n’obtient pas les résultats comme ça, il faut un travail de longue haleine.

RJDH : Monsieur Bruno Konga, merci.

Propos recueillis par Juvénal Koherepede

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