Centrafrique : Le procureur général met en garde ceux qui veulent organiser les marches à Bangui

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BANGUI, 1 aout 2017(RJDH)—Le procureur général a dans un communiqué officiel annoncé l’opérationnalisation de la commission d’enquête judiciaire sur les crimes commis dans le pays et met en garde ceux qui projettent marcher le 4 aout contre le président de l’Assemblée Nationale Abdou Karim Méckassoua.

Le Communiqué du magistrat Eric Didier Tambo intervient alors que les proches de Faustin Archanges Touadera projettent faire une marche contre le président de l’Assemblée nationale qu’ils soupçonnent de conspiration de coup d’Etat. Le procureur général est sorti de sa réserve trois semaines après que le bureau de l’Assemblée nationale ait demandé l’ouverture de l’information judiciaire sur les allégations du président du comité de soutien au Pr Faustin Archange Touadera, Didacien Kossimatchi.

Dans ce communiqué lu sur les ondes de la station nationale, on peut retenir : « la RCA connait des événements douloureux constitutifs des violations graves de droits de l’Homme et de droit humanitaire international dans certaines localités. Afin d’apporter une solution judiciaire le ministre Garde des Sceaux a mis en place par arrêté n°014 du 30 mai 2017 une commission d’enquête chargée de faire la lumière sur ces faits. Cette commission est opérationnelle et attend la contribution de toutes les personnes de bonne volonté détenant les informations susceptibles de concourir à la manifestation de la vérité de se manifester ».

Ce communiqué appelle par ailleurs à la cessation des mouvements d’humeur. « Nous attirons très fermement l’attention des personnes mal intentionnées qui voudraient récupérer ces faits de renoncer sans délai à toutes manifestations ou mouvement d’humeur susceptibles d’entraver les investigations en cours et appelons le peuple à faire preuve de retenu», a déclaré le procureur général.

La commission d’enquête judiciaire s’active dans un contexte où tous ceux qui sont en désaccord avec Faustin Archange Touadera sont taxés de coup d’Etat, à l’exemple de Nicolas Tiangaye, Ferdinand Alexandre Nguendet, Anicet Georges Dologuélé, Crépin Mboligoumba et Abdou Karim Méckassoua./

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L'auteur

Judicaël Yongo est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication (DSIC) à l’Université de Bangui. Titulaire d’une Licence en Journalisme, il est actuellement Journaliste-Reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits l’Homme à Bangui (RJDH).

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