Centrafrique : Plus de 25 milliards Francs CFA de la Banque mondiale pour la réhabilitation des pistes rurales

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BANGUI, 10 JUIN 2017(RJDH)—15.000 Km de pistes rurales seront réhabilités grâce à un financement de la Banque mondiale. Le coût est estimé à hauteur de 45 millions de Dollars soit environ 25.825.000.000 Francs CFA, a confié au RJDH Alain Guy Kamégba –Bafounga Directeur Général de la planification, du suivi et évaluation et prospectives  au Ministère des transports, de l’aviation civile  et de l’équipement.  

« Depuis 4 ans, nous n’avons pas intervenu en province. Les routes sont actuellement dans un état de dégradations très avancées. Avec le retour à l’ordre constitutionnel, nous essayons de reprendre la réhabilitation ou la remise à niveau de ses routes », a indiqué Alain Guy Kamégba  Bafounga.

Une programmation est en cours pour attaquer ces travaux, « avec les bailleurs de fonds qui nous appuient, nous allons faire des programmations annuelles et triennales pour essayer de joindre les deux bouts.  Nos priorités pour l’instant concernent les routes en terre. Il faut d’abord rendre ses routes carrossables avant de penser à leurs revêtements », a-t-il projeté.

Le réseau routier centrafricain est à 25 000 Km et est constitué des routes nationales, des routes régionales et des pistes rurales qui représentent à elles seules 15 000 Km. « En réhabilitant ses routes nationales, nous allons passer aux greffages de ses pistes rurales qui vont faciliter le circuit de commercialisation », a-t-il ajouté.

Alain Guy Kamégba  Bafounga rappelle qu’une convention a été signée entre la Banque Mondiale et la République Centrafricaine, concernant le bitumage de l’axe Baoro-Bouar dont le financement est déjà disponible.  « Le marché est déjà lancé, nous attendons l’acquisition. L’enveloppe de 25.825 000.000 Franc CFA concerne les pistes rurales plus précisément dans la Ouaka, la Nana-Mambéré, l’Ouham et l’Ouham-Pendé », précise-t-il.

Les routes sont très dégradées en Centrafrique. L’insécurité dans l’arrière-pays ainsi que le manque de financement ne permettent pas de faire des travaux.

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