Centrafrique : La patronne du FMI appelle l’Assemblée Nationale à la vigilance

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BANGUI, le 26 janvier 2017(RJDH)—La Directrice Générale du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde a demandé aux députés centrafricains d’être vigilants. Elle a lancé cet appel le 25 janvier lors de son passage devant les élus de la nation.

Vigilance, c’est le mot d’ordre de l’intervention de Christine Lagarde à l’Assemblée  Nationale. Le numéro 1 du Fonds Monétaire International a appelé les élus à plus de vigilance. Le décaissement des fonds annoncés en faveur de la  République Centrafrique, selon la patronne du FMI, dépend aussi de la vigilance des élus de la nation « il y a des promesses de fonds qui sont faites à votre pays. Mais pour arriver au décaissement, il faudrait que vous soyez vigilants », lance Christine Lagarde du haut de la tribune de l’Assemblée Nationale.

Le numéro 1 de cette institution financière internationale a réitéré devant les députés centrafricains, le soutien du FMI. L’accompagnement de son institution sera multiforme et va ouvrir la voie à d’autres appuis, « je viens vous offrir l’engagement total du FMI sous la forme de soutien financier, de conseil, d’assistance technique et de renforcement de vos capacités. Tous les domaines dans lesquels le FMI s’investit, sont ouverts à la RCA et je crois que tous seront utilisés. Les verrous s’ouvrent, les portes s’ouvrent et des financements supplémentaires deviennent disponibles pour le pays » promet l’ancienne ministre de la France.

La patronne du FMI a par ailleurs  exhorté les élus centrafricains à diversifier les moyens mis en œuvre pour la reconstruction du pays, « les seules ressources de la RCA, ne suffisent pas. Il faut mener le combat de la reconstruction sur tous les fronts : construire la paix, rétablir la cohésion sociale, mettre en place et faire fonctionner les institutions et établir une coordination avec les bailleurs » conseille t-elle.

Anicet Georges Dologuelé, leader de l’opposition et député à l’Assemblée Nationale se réjouit de l’appel à la vigilance lancé par la Directrice Générale du FMI. Cette vigilance ne sera bénéfique, selon lui que si elle permet de « rappeler en permanence au gouvernement l’exigence de la loi, les principes de la bonne gouvernance. L’objectif est en fin de compte de faire en sorte que la population bénéficie de l’argent mis à la disposition du pays », explique Anicet Georges Dologuelé. 

La visite en Centrafrique de la patronne du FMI a été aussi marquée par une conférence débat à l’université de Bangui et un passage à la Fondation Voix du Cœur où elle a remis une enveloppe de 4.500.000 francs CFA pour aider les enfants de la rue, pris en charge par ce centre.

A la demande du gouvernement centrafricain, le conseil d’administration du FMI a approuvé, en juillet 2016, un accord triennal d’un montant de plus de 116 millions de dollars au titre de facilité élargie de crédit dont une partie a déjà été décaissée.

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L'auteur

Judicaël Yongo est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication (DSIC) à l’Université de Bangui. Titulaire d’une Licence en Journalisme, il est actuellement Journaliste-Reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits l’Homme à Bangui (RJDH).

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