Centrafrique: Le Paludisme demeure un problème majeur de santé publique

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BANGUI, 25 avril 2016 (RJDH)–La journée mondiale de lutte contre le Paludisme est célébrée ce 25 avril 2016 à travers le pays sous le thème: En finir définitivement. En Centrafrique, le paludisme demeure un problème majeur de santé publique.

Le paludisme est la première cause de maladie et de mortalité dans le pays, avec 40% des hospitalisations et des décès, surtout parmi les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans.

La lutte contre cette pandémie reste faible malgré quelques progrès réalisés par le ministère de la santé et ses partenaires à travers le programme de lutte contre le paludisme.

Plusieurs actions sont certes menées au quotidien pour éradiquer cette pandémie. Selon la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), au cours des deux années écoulées, les volontaires de la Croix-Rouge Centrafricaine ont distribué plus de 2,1 millions de moustiquaires qui assurent aujourd’hui une protection vitale à plus de 60% des habitants du pays, y compris durant les périodes de violences les plus dramatiques.

Ce bénéficiaire principal de la Subvention du Fonds mondial de Lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme, note que le nombre d’établissements de soins qui pourront seconder dans les efforts de prévention du paludisme était de 166.

Les Médecins Sans Frontières ont indiqué qu’en 2012, 2014 et 2015, les équipes MSF ont fait face à des pics notables de la maladie dans plusieurs pays d’Afrique sub-saharienne, comme la République Centrafricaine. Le nombre de cas de paludisme soignés dans les dispensaires de MSF a quasiment triplé

Pour MSF, si les raisons de cette  augmentation sont complexes et parfois spécifiques, le rôle « d’el Niño », phénomène climatique à l’origine d’une augmentation de la température et de la pluviométrie, semble important. Ces anomalies climatiques ont aussi eu pour effet d’augmenter le nombre de cas de paludisme dans des régions jusque-là épargnées.

Depuis longtemps, les MSF ont considéré cette pandémie comme étant une « crise silencieuse en Centrafrique ».

La Centrafrique s’est doté en 2012 d’une stratégie nationale de lutte contre le Paludisme 2012-2015. Ce document a souffert dans sa mise en œuvre à cause des violences dans le pays. Pourtant, il était question de rendre efficace la lutte contre le paludisme surtout en matière de prévention à travers la distribution des moustiquaires, la sensibilisation des bénéficiaires sur la bonne utilisation de ces moustiquaires, la pulvérisation des insecticides dans les maisons, la prévention pour les femmes enceinte et les bébés.

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L'auteur

Fridolin Ngoulou est journaliste de formation et Rédacteur en Chef du RJDH. Il est ressortissant du département des sciences de l'information et de la communication de l'Université de Bangui, où il a obtenu sa licence, première promotion en 2012. Au RJDH, il a travaillé de 2014 à 2017 comme Journaliste Reporter, Webmaster et spécialiste des médias sociaux avant d'être nommé Rédacteur en Chef le 18 Janvier 2018. Il est membre de plusieurs organisations professionnelles des médias.

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