Centrafrique : Le président centrafricain promet de lutter contre le chômage

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BANGUI, 16 mai 2016 (RJDH)–Le nouveau président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a promis une lutte sans merci contre le chômage. Il l’a annoncé le 30 mars 2016 lors de son investiture. 

« Le chômage, véritable fléau social, est le mal le plus difficile à combattre ». C’est en ces termes que Faustin-Archange Touadéra a abordé la question du chômage dans son pays.

Le nouveau chef d’Etat pense que le chômage est l’une des causes de la crise en République centrafricaine, une raison suffisante pour engager la bataille sans attendre  : « Il nous faut dès aujourd’hui mettre en place les mécanismes nécessaires pour nous permettre de faire face le plus vite possible à ce fléau qui met à mal notre pays surtout notre jeunesse ».

Les premières mesures prises par Faustin-Archange Touadéra est la création d’un ministère de l’Entreprenariat. Dans la nouvelle équipe gouvernementale, le président de la République a créé ce ministère qui sonne, selon ses proches, comme la preuve de sa détermination à lutter contre le chômage au milieu jeune « le ministère de l’Entreprenariat est la preuve de la volonté manifeste du président de poser les bases en matière de création de l’emploi. Ce département va encourager l’entreprenariat au milieu jeune à travers des aides multiformes de l’Etat afin de réduire le taux de chômage des jeunes centrafricains » a expliqué un proche du nouveau président.

Les défis du nouveau chef d’Etat en la matière sont énormes. En effet, plus de 87% de jeunes Centrafricains sont aujourd’hui au chômage. Très peu arrivent à s’insérer dans la vie active après leurs études. Depuis l’indépendance, l’Etat est le principal employeur dans le pays. C’est d’autant plus encourageant de savoir que le nouveau chef d’Etat créé un ministère de l’Entreprenariat.

Il faut dire que la seule volonté politique du chef de l’Etat ne suffit pas. Comme, il l’a lui-même reconnu, le chômage aujourd’hui en RCA est un mal difficile à combattre. Parce qu’il a pris des proportions importantes et surtout parce que les jeunes Centrafricains ne sont pas préparés pour des initiatives privées.

Le président l’a compris en créant ce ministère qui va encourager « l’auto-emploi » et la créativité.

L’effondrement au début des années 90 des quelques entreprises héritées de la colonisation ou de l’empire, suite aux mutineries, a fragilisé l’Etat et augmenté le taux de chômage en milieu jeune.

Depuis les mutineries entre 1995 et 1996, la proportion des chômeurs en Centrafrique n’a cessé d’augmenter.  Elle a augmenté de plus de 2% après cette crise.

Après 2003, elle s’est renforcée plaçant la République centrafricaine en 1er rang au niveau de la sous-région de l’Afrique centrale avec plus de 7,6%.

C’est un signal fort que le nouveau chef d’Etat ait fait de la question du chômage une de ses priorités.

Saint Cyr Gbégbé et Sylvestre Sokambi

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