Centrafrique : Mutilation génitale féminine, un risque pour la santé de la femme selon Fiobeme Fanny Diane de l’hôpital IZAMO à Bangui

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BANGUI le 07 février 2018 (RJDH) — La pratique de la mutilation génitale en Centrafrique constitue un problème de santé publique. A l’occasion de la célébration de la journée mondiale contre les mutilations génitales féminines, le 6 février dernier, le RJDH s’est rapproché des services de santé  du camp IZAMO à Bangui pour parler de cette pratique.

Cette journée est célébrée sous le silence en Centrafrique alors que la mutilation génitale féminine pourtant interdite par la loi continue à être pratiquée même dans certains quartiers de la capitale Bangui.

Selon la généraliste au camp Izamo  «la mutilation génitale féminine est un risque pour les jeunes filles car elles sont forcées par les parents qui ignorent l’impact négatif postérieur sur les jeunes filles. Cette pratique est vraiment dangereuse pour les jeunes filles parce que dans la mutilation, c’est le clitoris qu’on va couper et jeter, cet organe vascularisé chez la jeune fille qui constitue une zone très sensible, centre de la sensibilité sexuelle. Si on lui coupe le clitoris, il lui est difficile pendant le rapport sexuel  d’atteindre l’orgasme. Pendant cette pratique la jeune fille perd beaucoup de sang et cela peut aussi détériorer l’hymen si elle est encore vierge», a expliqué Fiobeme Fanny Diane.

«Pendant l’excision, il peut avoir risque d’hémorragie parce que c’est une zone très sensible et irriguée de nerfs et après il sera difficile pour la femme d’atteindre l’orgasme»,  a-t-elle-ajouté.

Pour elle, dorénavant, les parents doivent comprendre que cette pratique peut avoir des effets négatifs sur les jeunes filles et le gouvernement doit vraiment mettre en place une stratégie de sensibilisation en impliquant essentiellement les autorités locales afin de mettre fin à cette pratique.

Selon l’Unicef, 3 millions de femmes ont subi  une forme de mutilation génitale féminine (MGF) .Cette pratique en sus des troubles sexuels et psychologiques peuvent engendrer des complications graves et parfois mortelles pour la femme.

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