Centrafrique : Des minorités pygmées aux sud-ouest victimes des violations des droits humains

1

BANGUI, 07 Avril 2017(RJDH)—La marginalisation, le viol, et comportement inhumain et dégradant sont autant des violations enregistrées dans la Sangha-Mbaere au sud-ouest du pays. Un constat documenté dans un rapport de l’ONG  Maison de l’Enfant et de la Femme Pygmée de Centrafrique entre 2016 et 2017. 

Dans ce rapport, l’ONG a déploré la violation flagrante des dispositions des textes internationaux ratifiés par la République Centrafricaines relatifs au droit des peuples autochtones à savoir : la convention 169 de l’organisation international de travail (OIT), la déclaration des Nations-Unies sur les droits des peuples autochtones ainsi que les dispositions de la constitution, notamment son préambule qui stipule que l’être humain est sacré.

Devant ce constat de violation grave, Jean Bruno Ngougnogbia, chargé de programme à la Maison de l’Enfant et de la Femme Pygmée plaide pour un changement de mentalité et la protection. «Avec le soutien du Fond Mondial de la Nature, (WWF), nous avons initié un projet sur les droits des peuples autochtones afin de promouvoir leur participation sociale, économique, politique, et culturelle dans les régions  du sud-ouest de la République Centrafricaine. Ceci pour faciliter l’accès à la justice, l’assistance juridique et de mener des plaidoyers au niveau national », a-t-il expliqué.

Il a en outre présenté les motivations de son ONG en faveurs des victimes. « La minorité pygmée vivant au sud-ouest du pays continue de vivre la discrimination, la marginalisation et même la stigmatisation. Nous condamnons cela et appelons les autorités à veiller sur le droit de ces peuples autochtones », a-t-il affirmé.

L’ONG Maison des Enfants et de la Femme Pygmée œuvre dans la partie sud-ouest du pays en faveur des peuples autochtones dans le cadre d’un projet de promotion de leur droit et de leur relèvement socio-économique au sein de leur communauté depuis 2015.

La République centrafricaine a ratifié le 30 août 2010 la convention de l’OIT (nº 169) relative aux peuples indigènes et tribaux. Elle est jusqu’à ce jour l’unique pays au monde qui a ratifié cette Convention.

Partage.

L'auteur

Judicaël Yongo est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication (DSIC) à l’Université de Bangui. Titulaire d’une Licence en Journalisme, il est actuellement Journaliste-Reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits l’Homme à Bangui (RJDH).

Un commentaire

Commenter