Centrafrique : Des marchés de Bangui dans l’insalubrité malgré l’opération « Toumba Zendé »

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BANGUI, 13 juin (RJDH)—Les effets de l’opération « Toumba Zendé » sont difficilement observables au niveau des marchés de  Bangui. Les commerçants regrettent cette situation et appellent la municipalité à plus d’ardeur.

Au marché Boy-Rabe dans le 4ème arrondissement, il est 08 heures passé. Les premiers commerçants s’activent en installant leurs marchandises, le tout dans un bruit énorme dû aux effets de klaxons de véhicules et des cris des vendeurs ambulants. Au bord de la route, des centaines de personnes faufilent entre des tas d’ordures d’où sort une odeur désagréable.

Le bac à ordure se trouvant à l’entrée du marché est débordé. Sylvain, un des commerçants installés à coté dudit bac regrette leur sort et s’interroge sur les effets de l’opération Toumba Zendé « notre situation n’a pas changé ici. Nous sommes restés dans l’insalubrité puis que vous pouvez voir qu’un peu partout, il y a des tas d’ordure. Pourquoi alors l’opération Toumba Zendé ? ».

Au milieu du marché se trouvent les vendeurs de la viande de bœuf. Des tas d’ordure sont sous leurs étalages. A leur face, sont installées les vendeuses de légumes qui sont encerclés par les ordures de tout genre. Judith, une d’elle est en colère «  quand il pleut, nous avons des difficultés, le marché est inondé et les ordures flottent sur l’eau. Nous sommes abandonnés depuis longtemps. L’opération n’a pas réussi et nous sommes en colère ».

Nous quittons le marché Boy Rabé pour celui de Combattant. Le constat est similaire voire pire. L’abord de l’avenue des Martyrs qui traverse ce marché pour aller vers l’aéroport est rétréci par les tas d’ordures. Les marchandises sont exposées au milieu des ordures, ce qui ne semble pas étonner nous inquiéter les commerçants et les clients.

Fabrice, commerçant est fataliste « il n’y a plus rien à faire. On a tout tenté mais le marché n’a pas changé d’image. C’est pourquoi, nous vendons dans ces conditions d’insalubrité parce qu’il n’y a plus rien à attendre ».

Quelques marchés de la capitale centrafricaine ont fait l’exception. Il s’agit entre autre ceux de Ouango et de Lakouango respectivement dans les 7ème et le 2ème arrondissements où l’insalubrité a reculé.

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