Centrafrique : Marché d’esclave en Libye, l’AJEAC envisage une marche de protestation à Bangui

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BANGUI, 27 Novembre 2017(RJDH)—L’association des jeunes de l’Afrique centrale (AJEAC) compte faire une marche de solidarité aux esclaves et de protestation contre le marché de l’esclave en Libye devant l’ambassade dans le pays. Position adoptée  ce samedi 25 novembre suite à une conférence débat consacrée à l’actualité en Libye.

Le marché de l’esclave en Libye a choqué plus d’un dans le pays. En première ligne les jeunes qui disent non à cette pratique et qui dans un élan de solidarité compte exprimer leur mécontentement devant la représentation libyenne dans le pays. La manifestation est envisagée alors que le gouvernement a dans un communiqué exprimé son regret et indiqué que toutes les dispositions seront prises pour rapatrier les ressortissants centrafricains se trouvant en Libye.

Ce mouvement est panafricain contre les pratiques révolues selon Joël Moyeyengue Secrétaire général de l’association des jeunes de l’Afrique Centrale. « L’objet de cette conférence débat qui a regroupé autant des jeunes leaders des associations des jeunes à la maison des jeunes de Bimbo est de dénoncer la pratique de l’esclavagiste en Libye, et aussi conscientiser nos jeunes frères  et échanger pour permettre à tout un chacun de nous en vue de comprendre pourquoi on est arrivé là en Libye » a-t-il déclaré.

Pousser l’Union africaine à l’action est l’objectif de cette manifestation. « Nous comptons dans les jours à venir organiser  une marche  devant la représentation de la Libye en Centrafrique, nous allons formuler un certain nombre de pétitions à l’endroit de l’union africaine de sorte que les revendications et les cris du ras-le-bol des africains en général et de la  jeunesse  centrafricaine en particulier au sujet de cette pratique ignoble qui n’honore guère l’humanité et surtout les africains au 21eme siècle soit prise en compte dans les politiques qu’ils mettront en place dans les jours à venir » a-t-il ajouté Joël Moyeyengue.

C’est une première réaction officielle des organisations dans le pays face au traitement inhumain et dégradant en Lybie. L’idée de cette manifestation intervient quelque semaine jour pour jour après les manifestations dans plusieurs pays africains pour dire non à l’esclavage dans un pays africain.

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