Centrafrique : Manifestation communautaire à Ippy après la visite du ministre de la Sécurité publique

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BANGUI, 22 Décembre 2017(RJDH)—Une partie de la communauté vivant à Ippy a marché pour exprimer son opposition à la démarche du ministre de la Sécurité publique Henri Wanzé Linguissara de faire de cette localité, une ville sans armes. Information confirmée au RJDH par des sources locales.

Quelques jours après les violences armées dans la localité, le ministre de la Sécurité publique Henri Wanzé Linguissara lors d’une visite de travail effectuée le mercredi 20 décembre dernier, a déclaré la ville d’Ippy, ville sans armes. Cette position intervient après la signature d’accord et la reprise des violences dans cette région.

Contacté sur le but de la marche, un habitant, de la localité parle du mécontentement des quelques musulmans par rapport à la décision du ministre : «Ce matin nous étions surpris de voir nos frères musulmans marcher avec une banderole où il est écrit « ville d’Ippy avec armes », contrairement à la décision du ministre, ce n’est pas normal », regrette-t-il.

Un autre habitant sous couvert de l’anonymat voit autre chose dans cette décision : « C’est parce que le ministre a demandé aux groupes armés de quitter la ville d’Ippy, et qu’ils soient cantonnés en un lieu sûr et surveillés par leurs chefs en attendant le DDRR. C’est ce qu’ils ne veulent pas », a-t-il expliqué.

Le ministre de la sécurité publique en visite le mercredi dernier à Ippy a demandé aux groupes armés de quitter la ville afin de faciliter le retour des déplacés. Une décision qui déplait à certains habitants qui soutiennent les camps FPRC et UPC.

La ville d’Ippy a été le théâtre de combats entre groupes armés en début décembre , combats qui se sont soldés par morts d’hommes. 20 civils et 30 hommes armés ont trouvé la mort et des milliers des personnes déplacés vivent dans des conditions difficiles.

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