Centrafrique : le Maire de la commune de Begoua lance un SOS en faveur des sinistrés

0

BANGUI, 23 Aout 2017 (RJDH)–Plusieurs maisons se sont écroulées suite à la pluie diluvienne qui s’est abattue sur une partie de Bangui et Begoua ce 22 aout soir. Emmanuel Gazanguinza appelle la croix rouge et la communauté internationale à l’aide en faveur des sinistrés. Appel lancé ce 23 Aout après le constat des dégâts par la commune.

Ce sont plusieurs maisons des quartiers Ngola 2, dans la commune de Begoua, longeant le court d’eau Ngola qui se sont écroulées. Le bilan matériel est d’autant plus important pour Emmanuel Gazanguinza qui appelle les personnes de bonne volonté à l’aide. L’appel intervient après une série de pluie abattue dans la localité.

Ces personnes sinistrées sont accueillies temporairement dans des familles d’accueil et Antoine Bénanou s’inquiète de l’augmentation de ses dépenses quotidiennes, « ma famille est composée de huit membres. Nous avons accueilli quatre personnes sinistrées qui sont nos voisins. Les dépenses journalières ont sensiblement augmenté. Nous avons suspendu le petit déjeuner le matin afin de répondre à ces exigences humanitaires et nous ne mangeons qu’une seule fois par jour maintenant», a-t-il témoigné.

Le chef de quartier Ngola2 Max-Abel Dobéré,  a déploré les conditions dans lesquelles ses administrés se trouvent, « sur le terrain, nous avons constaté que les femmes enceintes, les enfants, et leurs parents passent la nuit à même le sol. Plusieurs personnes ont perdu leur bien. Il faut vraiment agir car la situation est critique », a décrit le chef de quartier de Ngola2.

Jean-Emmanuel Gazangenza, maire de la ville de Bégoua, revient sur son SOS « le 18 aout dernier, nous avons lancé un appel au gouvernement, à la Croix Rouge centrafricaine (CRCA), au Comité international de la croix rouge (CICR). Ils sont informés de la situation des sinistrés, mais nos cris de détresse sont restés sans suite » a-t-il regretté, avant d’appeler lees autorités à la compassion.

Le manque de canalisation, la construction anarchique des maisons d’habitation par la population seraient à l’origine de la récente catastrophe.

Partage.

L'auteur

Auguste Bati-Kalamet est journaliste-reporter au Réseau de Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH), après avoir travaillé à la Radio ESCA. Certifié en gestion des radios communautaires, il a effectué plusieurs missions de reportage à l’intérieur du pays. Il est producteur des magazines sur les droits humains.

Commenter