Centrafrique: L’URCA appelle à prendre des mesures pour mettre fin aux violences dans le pays

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BANGUI, 23 juin 2016—Dans une interview accordée au RJDH, le 22 juin dernier, André Nalke Dorogo, 1er vice-président de l’URCA a appelé les nouvelles autorités à mettre fin aux violences qui secouent le pays depuis quelques jours. Pour lui, ces violences sont inadmissibles.

L’URCA dit condamner les dernières violences survenues en Centrafrique “ les violences que le pays connait ces derniers jours sont injustifiées. C’est pourquoi l’URCA condamne ces violences et la prise en otage des policiers centrafricains” déclare André Nalke Dorogo.

Le premier vice-président de l’URCA engage le gouvernement à user des moyens qui sont à sa disposition pour protéger la population “la Constitution donne au gouvernement l’autorisation d’user de la force légitime pour maintenir et rétablir l’ordre. C’est en cela que le gouvernement dispose de la police, de la gendarmerie et d’autres forces de sécurité pour imposer l’autorité de l’Etat. Alors nous demandons aux autorités actuelles de prendre leur responsabilité en usant des moyens dont elles disposent pour protéger la population” exige André Nalke Dorogo.

Le premier vice-président demande aussi à la Minusca de s’impliquer dans la sécurisation du pays “la sécurité de la RCA dépend aussi de la Minusca que nous appelons à soutenir les autorités de la place à imposer l’autorité de l’Etat pour que les citoyens vivent en paix”.

Pour le député de Berberati 4 et 1er vice-président de l’URCA, l’heure n’est plus aux condamnations stériles “il faut agir, c’est ce que le peuple attend face à la montée en puissance de la violence dans le pays” dénonce ce dernier. C’est aussi la position exprimée par le président de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim Meckassoua qui à la clôture de la session extraordinaire du parlement le 21 juin dernier appelait le gouvernement à l’action pour mettre fin aux violences.

C’est depuis le 19 juin dernier que la capital centrafricaine est en proie à des violences parties de l’enlèvement par un groupe armé au km5 de six policiers.

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