Centrafrique : L’ONU-FEMME, le PNUD et la MINUSCA appuient le renforcement des capacités des femmes de l’OFCA

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BANGUI, 20 décembre 2017 (RJDH)–Une session de formation organisée les 19 et 20 décembre derniers à l’intention des femmes membres de l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA) s’est tenue au Stade 20 000 places à Bangui avec l’appui de l’ONU- FEMME, le PNUD et la MINUSCA. Les thématiques retenues sont les techniques de médiation et le leadership.

Le principal objectif de cette formation est de renforcer les capacités de ces femmes en technique de médiation et en leadership, ceci en vue de leur contribution à la consolidation de la paix, à la Réconciliation Nationale et à la cohésion sociale.

La présidente de ladite Organisation, Madame Marguerite Ramadan, a déclaré lors de l’ouverture de cette formation : «  Comme vous le savez, notre pays vient de sortir d’une crise très profonde qui a entraîné une forte précarité et une déstabilisation du tissu social, avec son lot de morts, de destructions, de déplacements massifs des populations et de violations des droits humains, en particulier ceux des femmes et des filles, victimes silencieuses de ces exactions.»

Pour la présidente de l’OFCA,  fort de tout cela, les femmes ont un rôle central à jouer en cette période de reconstruction  nationale, « d’abord parce qu’elles sont donneuses de vie, parce qu’elles élèvent et éduquent les enfants, parce qu’en période de crise, même quand les hommes étaient partis, elles étaient souvent seules à assumer la survie de la famille et parce que, habituées à soulager, elles savent sans doute mieux prévenir les conflits» a-t-elle poursuivi.

S’agissant du leadership féminin, Madame Ramadan a indiqué le leadership féminin est un facteur considérable et important pour un potentiel de changement et de développement. « Le leadership est également une dynamique visant une large participation des femmes à la sphère de prise de décision aux niveaux politique et publique», a-t-il insisté.

Pour clore ses propos, elle invite ses pairs à penser aux femmes et aux filles de l’arrière-pays qui souffrent des exactions des groupes armés, pleurant de ne pouvoir trouver de la nourriture pour leurs enfants et angoissées pour leur avenir et celui de leur famille.

Cette formation qui a duré deux jours a regroupé environ une soixantaine des  participantes venant des différents arrondissements de Bangui.

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