Centrafrique : L’Etat perd au moins 56 milliards en 2018 à cause de l’exonération

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BANGUI, 02 octobre 2018 (RJDH)–Le président de l’Assemblée nationale, Abdoul Karim Méckassoua, a déploré lors de l’ouverture de la session budgétaire de l’assemblée nationale, le fait que l’exonération fait perdre à l’Etat plusieurs milliards de FCFA par année.  Abdoul Karim Méckassoua invite le gouvernement à plus de vigilance.

La Centrafrique est un pays fiscalo-douanier. Elle tire ses ressources des taxes et impôts. Malgré cette situation, l’exonération des produits appartenant aux organisations internationales humanitaires et agences du système des nations-unies, pèse sur l’économie nationale dont la croissance annuelle tourne autour de 5%.

L’allégeance du gouvernement à ces organisations fait profiter plusieurs personnalités pour des affaires personnelles. Selon plusieurs observateurs de la vie économique du pays, nombreuses sont des personnalités qui passent par des circuits de certaines organisations internationales pour importer des marchandises destinées à la commercialisation.

 «L’on constate que le volume du manque à gagner lié aux exonérations s’élevait à fin juin 2018 à 28,74 milliards de FCFA; cela veut dire que pour peu que l’on fasse une projection pour l’ensemble de l’année 2018 sur la base des données du premier semestre, ce manque à gagner atteindrait la faramineuse somme de 56 milliards. Plus concrètement cela signifie que les exonérations font perdre à l’Etat d’importantes ressources indispensables à sa reconstruction », a déploré le président de l’Assemblée Nationale.

Abdoul Karim Méckassoua exhorte le gouvernement à faire en sorte que la lutte contre la fraude, la corruption et l’élimination des taxes parafiscales ainsi que le transfert rapide de toutes les ressources au Compte Unique du Trésor, mais aussi la maîtrise des exonérations puissent se poursuivre inlassablement.

 « Ceci doit constituer un motif de préoccupation pour l’Assemblée Nationale, mais aussi pour le Gouvernement qui doit prendre les taureaux par les cornes à travers des mesures correctrices car les exonérations constituent de niches de recettes pour l’Etat « , a relevé Abdoul Karim Méckassoua.

Selon nos investigations, les ambassades, les organisations des nations-unies, les forces internationales, les ONGs, les accords de siège et les projets du gouvernement à financement extérieur sont concernés par les exonérations.

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L'auteur

Fridolin Ngoulou est journaliste de formation et Rédacteur en Chef du RJDH. Il est ressortissant du département des sciences de l'information et de la communication de l'Université de Bangui, où il a obtenu sa licence, première promotion en 2012. Au RJDH, il a travaillé de 2014 à 2017 comme Journaliste Reporter, Webmaster et spécialiste des médias sociaux avant d'être nommé Rédacteur en Chef le 18 Janvier 2018. Il est membre de plusieurs organisations professionnelles des médias.

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