Centrafrique : Les trois jours de deuil faiblement suivis par la population

0

BANGUI, 26 Octobre 2017 (RJDH)—L’arrivée du secrétaire des Nations Unies est un match test pour le gouvernement et la société civile qui se sont livrés à des tacles médiatiques et une démonstration de force pour exprimer l’approbation ou non de la Minusca dans la sécurisation du pays.

Un rendez-vous manqué pour le groupe de travail de la société civile qui appelle de ses vœux au boycotte. Le concert de casserole est faiblement suivi dans certains quartiers de Bangui, plusieurs banguissois n’ont pas observé le mot d’ordre de se vêtir en noir pour témoigner la situation de deuil dans lequel le pays est plongé suite au regain de violence à l’intérieur du pays.

Cette situation s’explique par la division sur la ligne adoptée pour discréditer la Minusca. Barthélémy Morouba, de l’OCDH au nom du réseau des organisations de défense des droits de l’homme a choisi l’option de discussions avec Antonio Guterres malgré les limites de l’ONU. Une position qui n’est pas loin de celle du gouvernement à travers la coordination de soutien à Touadera qui appelle les centrafricains à se mobiliser pour accueillir le numéro 1 de l’ONU.

Dans ce qui s’apparente à une guerre de David contre Goliath, les élèves et étudiants sont mis en contribution pour attendre Guterres. Approche critiquée par les défenseurs des droits de l’enfant qui n’approuvent pas l’usage des enfants à des fins politiques au moment où l’éducation est au rabais.

Guterres lors de son déplacement à Bangassou a appelé à une solution politique en toile de fond l’initiative africaine. Une offre diplomatique encore loin de faire l’unanimité tant dans la classe politique qu’au sein de la société civile dont le SG des nations unies doit convaincre lors de son entretien avec les forces vives du pays.

Partage.

L'auteur

Commenter