Centrafrique : Les services publics paralysés au lendemain de la fête du nouvel an

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BANGUI, 02 janvier 2017 (RJDH)—Les services publics tout comme les activités quotidiennes tournent au ralenti après les festivités de fin d’année à Bangui. De nombreux cas d’absences ont été enregistrés. Un constat fait par le RJDH qui a parcouru les services de l’Etat le 02 janvier  à Bangui.

La Ville de Bangui était mouvementée hier à l’occasion de la fête du nouvel an. Les services publics fonctionnent timidement alors que la journée du 2 janvier n’est pas fériée. Ce constat soulève le débat sur les heures de travail dans l’administration et les jours fériés dans le pays.

Certains usagers des services publics se disent déçus de l’attitude des fonctionnaires absents de leur service. «C’est vraiment difficile ; j’étais au ministère du Tourisme mais les bureaux étaient  quasiment déserts », a répondu Jean, la trentaine sonnée, qui ne cache pas sa colère. Il parcourt des km pour joindre le centre-ville. Comme Jean, beaucoup d’autres personnes rencontrées ont dit leur amertume d’avoir perdu cette journée pour cause d’absence de cadres à leurs lieux de travail.

A cela s’ajoutent les difficultés de transport public car les taxis et bus sont rares à Bangui après la fête. La capitale, offre un spectacle de désolation par le nombre peu nombreux des motocyclettes qui font souvent les va et vient sans discontinuité les jours ordinaires.

Pour Elvis Yétinzapa, un Centrafricain lambda, il estime, quant à lui, que les raisons à ce phénomène est à chercher ailleurs : «Les gens adorent faire la fête dans ce pays, c’est pourquoi tout est calme aujourd’hui. Et le lendemain des jours de fête, c’est presque la ville morte»  a dit Elvis Yetinzapa que nous avons rencontré non loin du Lycée des Martyrs.

Dans l’administration scolaire, la reprise est prévue pour le 3 janvier contournant ainsi ces critiques.

A l’heure du relèvement, le travail et le respect des heures du travail sont une exigence fondamentale pour booster le pays sur le chemin du développement comme a dit-il le Président Touadera lors de son discours de la Saint Sylvestre.

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