Centrafrique : Les responsables des régies financières auditionnés par la commission Finances de l’Assemblée Nationale

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BANGUI, 14 novembre 2017 (RJDH)—Les principaux responsables des régies financières de l’Etat sont auditionnés lundi 13 novembre par la commission des Finances de l’Assemblée nationale. L’information est confirmée par plusieurs sources concordantes au ministère des Finances qui parlent d’exercice de routine.

C’est la quasi-totalité des responsables des régies financières qui s’est présentée devant la commission Finances de l’Assemblée Nationale. Le ministère des Finances parle d’exercice de routine lié à l’examen du projet de loi des finances de l’année 2018, « je confirme l’audition des cadres des Finances mais cela se fait chaque fois qu’un projet de loi des Finances est déposé au parlement. L’objectif est de présenter les enjeux aux députés membres de la commission avant la plénière », explique un proche du ministre Henri Marie Dondra.

Les membres de la commission Finances, selon des sources proches de l’Assemblée Nationale, ont axé l’audition sur la capacité des régies financières à mobiliser les ressources nécessaires pour permettre à l’Etat de tenir les engagements pris dans le projet de la loi des finances de cette année, « les membres de la commission ont tenu à comprendre les mécanismes de mobilisation de ressources au niveau des régies financières et aussi les méthodes d’utilisation. L’objectif est de comprendre ce qui se fait et surtout harmoniser les points vues avant le débat des députés en plénière sur le projet que les élus doivent adopter pendant la session en cours », explique une de ces sources.

Depuis le début de la crise, l’Etat centrafricain a perdu le contrôle des taxes sur une bonne partie du territoire au profit des groupes rebelles. Au centre, les droits de douanes, d’impôts et les taxes imposés aux commerçants des bétails sont contrôlés par l’UPC de Ali Daras et les Antibalaka. Les taxes dans le nord, sont contrôléespar le FPRC et le MPC, deux ailes dissidentes de l’ex-Séléka contrôlées respectivement par Noureddine Adams et Alkhatime.

La mainmisedes groupes armés sur les taxes sur plus de la moitié du territoire fragilise le relèvement économique du pays qui peine à sortir de la crise actuelle. L’Etat centrafricain par conséquent des difficultés à rassembler les fonds nécessaires pour tenir les engagements que lui impose la loi des finances en matière d’optimisation des ressources internes. L’augmentation des recettes nationales est d’ailleurs l’une des conditions posées par le FMI dans le cadre des conclusions relatives à la facilité élargie de crédit.

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