Centrafrique : Les Perspectives économiques en Centrafrique vues par la Banque Africaine de Développement

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BANGUI, 31 Janvier 2018 (RJDH)—Dans son rapport annuel sur le développement économique, la Banque Africaine de Développement (BAD) a évalué le produit intérieur brut PIB réel de la Centrafrique à 4,5%. Une croissance qui s’est stabilisée à cause de la détérioration de la sécurité. En moyenne pour 2018, elle est projetée à 5%.

Ces projections sont faites dans un contexte où la Centrafrique tend vers son relèvement après la crise à travers le plan de relèvement et de la consolidation de la paix (RCPCA) dont le pays a récolté 12% de plus de 1000 milliards de FCA attendus pour financer ses projets.

Selon la BAD, la stagnation de la croissance en 2017 par rapport à 2016 s’explique surtout par la détérioration de la sécurité. « Celle-ci a accru le nombre des personnes déplacées, entravé la production agricole, le commerce et l’investissement étranger », peut-on lire dans ce rapport.

En 2017, la croissance du PIB réel est estimée à 4,5 %, indiquant une certaine reprise économique, mais serait inférieure aux 5,3 % projetés. « Cette croissance a surtout bénéficié de la reprise des activités des secteurs forestiers et miniers après la levée des sanctions internationales, ainsi que du dynamisme des services et du commerce. Le secteur agricole a quant à elle continué de pâtir des problèmes de retour des agriculteurs et de l’insécurité affectant l’élevage », a fait observer la BAD.

Elle  relève par ailleurs que l’activité économique devrait néanmoins s’améliorer en 2018–2019, avec une croissance annuelle moyenne projetée à minimum 5 %. « Les projections de croissance pour 2018 et 2019 reposent principalement sur l’amélioration de la sécurité intérieure, qui reste cruciale pour la relance agricole et la bonne exécution des plans d’investissement et de réformes économiques soutenus par les partenaires extérieurs ».

Indicateurs macroéconomiques – Évolution

La poursuite en 2017 des actions de consolidation des finances publiques entamées pendant la période de transition a permis d’améliorer la mobilisation des ressources publiques intérieures, tout en rendant plus viable la gestion des finances publiques. Le déficit budgétaire est estimé à 1 % du PIB en 2017, en raison d’un accroissement de la dépense publique (principalement sociale). Celle-ci a dépassé 14,5 % du PIB en 2017, pour des recettes intérieures atteignant 8,9 % du PIB en 2016.

La BAD note que les pressions inflationnistes ont diminué grâce à la reprise progressive de la production vivrière, la sécurisation du principal corridor de transport pour les échanges extérieurs, et la stabilité monétaire générale au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale. L’inflation est estimée à 3,8 % en 2017 contre 4,6 % en 2016.

« Les efforts d’apurement des arriérés ont permis de réduire la dette publique, dont le ratio par rapport au PIB est descendu à 38,3 % en 2017 contre 44,3 % en 2016. Le déficit du compte courant s’est creusé à 9,7 % en 2017 contre 5 % en 2016, à cause de la dégradation de la performance des exportations face à un volume des importations pratiquement inchangé », constate la BAD.

Plusieurs facteurs bloquent encore l’essor économique du pays principalement l’insécurité. L’économie du pays reste partagée entre le pouvoir public et les groupes armés qui contrôlent plusieurs ressources naturelles du pays.

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L'auteur

Fridolin Ngoulou est journaliste de formation et Rédacteur en Chef du RJDH. Il est ressortissant du département des sciences de l'information et de la communication de l'Université de Bangui, où il a obtenu sa licence, première promotion en 2012. Au RJDH, il a travaillé de 2014 à 2017 comme Journaliste Reporter, Webmaster et spécialiste des médias sociaux avant d'être nommé Rédacteur en Chef le 18 Janvier 2018. Il est membre de plusieurs organisations professionnelles des médias.

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