Centrafrique : Les parents de l’enfant Osprine Service s’assument et passent à des révélations sur leur fille.

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BANGUI, le 9 Mars 2018(RJDH)—Les parents de l’enfant Osprine Service ont justifié la dégradation de la santé de leur fille et sa délocalisation chez le ministre de culte comme un acte visant à la sauver du pire. Position exprimée au RJDH ce 8 mars par le Colonel Alfred Service, père biologique de l’enfant.

Nanti d’une vidéo dans laquelle l’enfant Osprine Service avoue et explique les circonstances de la disparition de sa feue mère, disparition occasionnée de connivence avec sa grand-mère que l’enfant a citée dans la vidéo comme étant la première responsable de son ensorcellement. Difficile cependant pour le RJDH de préciser si l’aveu de l’enfant a été extorqué sous pression ou pas après avoir accusé réception de cette vidéo.

 Au sujet de la santé dégradante de l’enfant et de son éducation, Alfred Service a rejeté les accusations de sa belle-famille. «En ce qui concerne sa situation dégradante, je suis passé trois fois pour la ramener à la maison pour un contrôle de santé. Mais de toutes les vérifications et bilans, les résultats sont avérés négatifs et attestent que l’enfant se porte bien. Selon les informations qu’elle-même me donne, ce sont les esprits qui agissent en elle et comme elle ne peut pas sortir la nuit pour se livrer aux actes de sorcellerie, elle maigrit de jour en jour ; mais elle n’est pas malade. Selon les prescriptions des guérisseurs qui tentent de la délivrer de son envoûtement, elle va maigrir jusqu’à vomir les agents de la sorcellerie. Donc elle est dans un processus que le pasteur appelle Cure d’âme», a-t-il dit.

Sur la violation de l’article 20 de la convention relative aux droits des enfants, il est dit: «Tout enfant qui est temporairement ou définitivement privé de son milieu familial, ou qui, dans son propre intérêt, ne peut être laissé dans ce milieu a droit une protection et une aide spéciales de l’Etat…,il est dûment tenu compte de la nécessité d’une certaine continuité dans l’éducation ainsi que de son origine ethnique, religieuse, culturelle et linguistique».

Le père biologique de l’enfant se justifie en ces termes : «j’ai changé l’enfant d’établissement (Ste Thérèse) pour l’inscrire à l’école non loin du pasteur pour un meilleur suivi. Mon souci est qu’Osprine regagne ses frères qui sont au Benin. Voilà pourquoi j’ai payé les frais pour lui faire établir un passeport».

La réaction du père d’Osprine Service intervient au moment où la solidarité nationale et la diaspora s’organisent en sa faveur. Le tout, sur fond de tractations judiciaires avec la prise de position des organisations de défense des droits des enfants d’ores et déjà partie civile dans le dossier «Affaire Osprine».

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