Centrafrique : Les leaders politiques saluent l’audience de la Cour d’appel

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BANGUI, 19 janvier 2018 (RJDH)—Les leaders politiques sont unanimes pour saluer l’audience de la session criminelle mais la variation réside au fait que certains accusés circulent librement dans Bangui tandis que des voix s’élèvent pour demander que d’autres bourreaux présumés puissent aussi comparaitre comme Andjilo.

La réaction des leaders d’opinion fait suite à quelques jours de procès avec en toile de fond la réquisition du Procureur général qui requiert la prison à perpétuité avec travaux forcés. Un procès qui donne le sentiment de dégoût selon acteurs de la vie publique du pays.

Le Député Augustin Agou salue l’audience de la session criminelle «les problèmes de pauvreté de ce pays, et l’impunité en fait partie, d’abord il faut mettre un termes définitif à l’impunité. On se rend compte que les mêmes causes produisent les mêmes effets. L’idéal c’est de sanctionner tout manquement parce que nous sommes un pays démocratique. Hélas je regrette, car j’ai l’impression que le dossier n’est pas bien ficelé.L’accusé est né en province ; il y a grandi. Comment  a-t-il fait pour parvenir jusqu’à la capitale ? Certainement, il avait des complices» a-t-il lâché.

Anicet George Dologuelé, chef de fil de l’opposition souhaite que ce processus puisse aller jusqu’au bout. «Je pense qu’il faut applaudir cela. Car il y a eu des crimes graves commis sur des Centrafricains. Je pense qu’il court beaucoup plus de criminels en dehors des tribunaux qu’aujourd’hui devant les tribunaux. Le fait est que l’on en ait jugé quelques-uns. J’espère que les autres qui sont en liberté connaitront leur sort » a t- il souhaité.

Marcel Djimassé, ancien candidat malheureux aux élections présidentielles de 2015-2016, n’est pas choqué de la ligne de défense des Avocats d’Andjilo. «Chacun doit définir sa stratégie de défense mais, il appartient à la justice, aux juges, aux magistrats de faire jaillir la vérité».

Rodrigue Ngaïbona alias Andjilo refuse de parler au moment où les Centrafricains attendent beaucoup de la responsabilité et de l’implication des politiques dans la crise qui a endeuillé le pays.

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