Centrafrique : Les failles des sociétés de transport engendrent les problèmes de transport urbain

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BANGUI, 27 décembre 2018(RJDH)—Depuis deux décennies, la République Centrafrique se confronte à des sérieux problèmes dans le domaine de transport urbain, du fait que la plupart de sociétés étrangères qui œuvrent dans le transport ne s’attardent pas à tomber en failles. Une enquête exclusive du RJDH.   

Le constat est amère, la République centrafricaine, pays de Barthélemy Boganda, qui dans les années 70 était réputé pays de gloire et de dignité humaine ne reflète plus ses glorieux que les autres Etats de l’Afrique de l’époque le considéraient avec admiration ou étonnement à cause de ses joyaux.

Du Président, Feu David Dacko en passant par l’Empereur, Feu Jean Bedel Bokassa, nos villes étaient combles de toutes les infrastructures routières et dotées des moyens de mobilité adéquates.

A l’époque jadis, les Compagnies de transport urbain étaient administrées par l’Etat Centrafricain. La gestion était seine rigoureuse à cause de la bonne gouvernance. L’Office National d’Affrètement  (ONAF) fonctionnait sans ambages, les Transporteurs Centrafricains tenaient l’entreprise de transport en commun et exerçaient en toute liberté ; l’Etat centrafricain et l’ONAF leurs octroyaient des subventions et des prêts pour le renouvellement de leur parc automobile.

Par conséquent, le Centrafricain se sentait très mobile à l’intérieur du pays tout comme dans la Capitale Bangui. Les Cars de transport en commun connus au noms de SOTROCA, CNTR, AIR BANGUI, AIR DODO, CAR PIKO, AIR TROGO, VEDETTE DU NORD, la liste est longue, assuraient le trafic de personnes. Le problème de transport mixte ne se posait pas aux Centrafricains. Les véhicules de transport en commun ne se confondaient pas avec les camions de transport de marchandises.

Mais à l’ère du libéralisme du secteur de transport, dans un passé non lointain,  nous assistons aux phénomènes de transport mixte c’est-à-dire le transport de personnes et de marchandises en même temps sur nos routes ; à défaut d’existence de cars et bus de transport en commun, nous comptons des morts sur le Corridor Bangui-Douala et sur nos routes en cas d’accident.

La ville de Bangui ne dispose plus de véhicule de transport en commun ; on les compte au bout de doigt ; les Sociétés de transport en commun n’existent que de nom.

Manifestation personnel SONATU

La SONATU, constituée de Bus neufs du Concessionnaire Indien Mazda, qui n’a pas connu longue vie à cause de mauvaise gestion des Responsables de l’époque .

BUS BENAFRIQUE à l’entrée le Maire de Bangui Emile Gros Raymond Nakombo

BEN AFRIQUE, constituée des vieilleries du Benin, acheminés en République Centrafricain sous forme d’épaves par les Autorités Béninoises en attente avec les Autorités de Bangui pour finalement servir de déchets dans les locaux du Ministère de l’Equipement. La société BEN AFRIQUE lancé en grande pompe par le Chef de l’Etat Centrafricain Faustin Archange Touadera et l’un des actionnaires le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo s’est vite éclipsée avant un an de service. Enfin la Société SOTUC, avec ses épaves et véritables pollueurs qui nous émanent de la latitude du Cameroun ne tardent pas à embellir nos dépôts d’ordures.

Un Bus de Benafrique prend feu le 13 janvier 2017

L’arrivée en grande pompe et la disparition silencieuse de ces sociétés de transport provoquent davantage les problèmes de transport dans la capitale, surtout pendant les périodes des classes où attraper un taxi ou bus devient le parcours des combattants.

De tout ce qui précède, Quels sont les réels problèmes de nos Sociétés de transport en commun ?

En réponse à cette question, selon l’enquête du RJDH, il faut noter les quelques points plus simples suivant qui manquent aux  Gouvernants :

  • Le non versement des subventions de l’Etat Centrafricain aux Transporteurs Centrafricains ;
  • L’inexistence d’un fonds d’amortissement et de renouvellement de par automobile pour les Sociétés de transport de droit centrafricain ;
  • Le financement ou l’avance sur le transport de certaines marchandises telles que le coton, le café, vers l’extérieur ;

Pour le transport en commun, il faut noter :

  • La concurrence déloyale des véhicules de transport de marchandises qui transportent en même temps les personnes et les marchandises à des prix non homologués ;
  • La concurrence déloyale des taxi-motos qui ne paient pas encore d’impôts à l’Etat Centrafricain et qui exercent dans l’illégalité ou en informelle.
Transport commun et des marchandises en Centrafrique Photo d'archive RJDH

Transport commun et des marchandises en Centrafrique Photo d’archive RJDH

Pour remédier à ses maux qui gangrènent le secteur de transport en République Centrafricaine, le gouvernement doit nécessairement encourager les transporteurs centrafricains ou les entreprises (Sociétés) de transport commun de droit centrafricain en vue d’investir dans ledit domaine, la remise en vigueur des textes statutaires de BARC pour le préfinancement des campagnes de transport de coton, café, gommes arabiques par les transporteurs routiers centrafricains, remise en vigueur de textes règlementaires relatif aux départs et à arriver des Autobus à la gare routière du BARC et interdiction formelle ou bien l’ application effective du décret faisant interdiction de transport mixte.

Plusieurs responsables de ces sociétés, du moins celles en voie de disparition, ne souhaitent pas régir sur les difficultés qu’elles connaissent. Une source proche de SOTUC attribue l’amortissement rapide des véhicules aux mauvaises conditions des routes dans la capitale.

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