Centrafrique : Les ex-combattants Séléka du Camp-Beal conditionnent leur déguerpissement

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BANGUI, 28 novembre 2017(RJDH)—Les ex combattants de la Séléka basés au Camp Beal à Bangui  ont conditionné leur déguerpissement au versement intégrale de 100 000Fcfa chacun,  promis par le gouvernement. Une exigence exprimée après l’ultimatum du gouvernement à ces groupes armés de quitter les lieux avant le 1er décembre.

La sommation du gouvernement intervient dans un contexte de retour des FACA dans leur caserne d’avant la crise. L’ultimatum du gouvernement intervient un mois après le déguerpissement des ex-Séléka basés au Bataillon de Soutien et de Service (BSS) en contrepartie d’un forfait de 100 000Fcfa. Le refus d’obtempérer des ex-combattants Séléka arrive au moment où le projet pilote du DDRR est en phase d’exécution à Bangui et dans plusieurs localités de l’intérieur du pays.

Jospin Seker, commandant de la base du Camp Beal parle de non-respect de clause d’accord par le gouvernement. « Le gouvernement nous demande de prendre 100.000 mille francs chacun afin  de libérer les trois sites dont celui du BSS, Camp Beal, et RDOT. Les accords  qu’on a signés ne sont pas respectés par nos dirigeants. Nous n’avons pas besoin de grand-chose, juste que le gouvernement honore ses engagements en donnant les 100.000Fcfa prévus pour la délocalisation. Brutalement on nous demande de libérer les lieux alors que le gouvernement n’a pas encore versé l’argent. Comment allons-nous vider les lieux alors que les conditions ne sont pas réunies ? » S’est-il interrogé.

Prêt pour la mise en œuvre du DDRR, il propose au gouvernement une carte de prise en charge « le gouvernement nous demande de prendre les 100000 mille pour quitter les lieux  alors que parmi nous les gens possèdent des armes, les grenades et plein d’autres armes blanches. Ceci étant, pour que la sécurité revienne, nous devons disposer d’une carte de DDR, c’est la seule condition qu’on pose au gouvernement pour vider les lieux. Nous n’avons pas l’intention de boycotter la fête de la proclamation de la république comme le dit certains, nous sommes tous des centrafricains et nous voulons la paix», a-t-il précisé.

Partie prenante au processus DDRR, 40 personnes parmi ces ex-Séléka sont retenues dans la phase pilote déjà amorcée. Toute la question est celle de savoir l’impact de leur exigence sur la suite du processus.

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