Centrafrique : Les autorités centrafricaines encore réservées sur l’arrestation par la CPI de Ngaïssona

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BANGUI, le 12 Décembre2018(RJDH)—L’arrestation de Patrice Edoaurd Ngaissona ne fait pas encore réagir le gouvernement. Contactées par le RJDH, celles sensées se prononcer sur le dossier ont décliné l’offre.

Les autorités judiciaires centrafricaines sont encore silencieuses après la confirmation de l’arrestation de Patrice Edouard Ngaïssona, coordonnateur des Anti-Balaka sur mandat de la CPI. Malgré les multiples relances du RJDH ni les cadre du ministère de la justice ni ceux du parquet général n’ont souhaité se prononcer sur le dossier.

Eric Didier Tambo, Procureur général prêt la Cour d’Appel de Bangui, généralement très réactif a préféré jouer sur la corde de la réserve, « il nous faut l’autorisation de la hiérarchie avant de réagir », nous a-t-il lancé au  téléphone. Là, le procureur général fait référence au ministre de la justice Flavien  Mbata dont le téléphone n’était décroché que par des proches sans qualité de répondre à nos questions.   

Le ministre de la communication porte –parole du gouvernement, n’a pas non plus souhaité réagir à l’état actuel. La question fondamentale aujourd’hui est celle de savoir si les autorités centrafricaines ont donné leur accord entre le 07 décembre, date de l’émission du mandat d’arrêt par la CPI et le 12 décembre date de l’arrestation de Patrice Edouard Ngaissona qui est le deuxième chef Anti-balaka arrêté et transféré à la CPI en l’espace de trois semaines et deux jours.

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L'auteur

Judicaël Yongo est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication (DSIC) à l’Université de Bangui. Titulaire d’une Licence en Journalisme, il est actuellement Journaliste-Reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits l’Homme à Bangui (RJDH).

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