Centrafrique : Les associations des victimes édifiées sur la justice transitionnelle

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BANGUI, 05 janvier 2018 (RJDH)—Plusieurs associations des victimes ont échangé le jeudi 03 Janvier dernier sur les mécanismes traditionnels de règlement de conflits et la justice transitionnelle. Les « Droits de l’homme, droits des victimes » : c’est le thème retenu pour la conférence-débat organisée par l’Association des Victimes des Evénements de 2012-2014, sur les questions.

La Centrafrique est aujourd’hui dans un processus de mise en place des mécanismes traditionnels et de la justice transitionnelle pour le règlement de conflits dans le pays. Les droits de personnes sont mis en cause et sont en attente d’une assistance juridique et psychologique. Car le droit à l’assistance est aussi un droit reconnu sur le plan universel. C’est dans cette dynamique que l’Association des Victimes d’Evénements de 2012 et 2014 a organisé une conférence-débat avec les victimes sur la justice transitionnelle.

Pour Arnaud Yaliki, Docteur en droit et Enseignant à l’Université de Bangui, la justice transitionnelle en matière des droits des victimes repose sur 4 piliers qui sont entre autre : « le droit à la justice, le droit à la vérité, le droit à la réparation et le droit aux garanties de non répétition ».

C’est un mode ajoute-il, de règlement de conflits dans le souci de parvenir enfin à une véritable réconciliation nationale, « le droit à la justice comprend le fait de juger les criminels qui s’inscrit dans la dimension de la lutte contre l’impunité, la justice répressive est prioritaire. Le droit à la vérité est de savoir qui a fait quoi, pourquoi, quand et comment. Cet établissement de vérité est mieux dans une procédure judicaire. Le droit à la réparation, la réparation qui va bien au-delà d’une simple indemnisation. On va parler de la restitution et de la réadaptation. Enfin, le droit aux garanties de non répétition qui répond à la question de savoir qu’il faut entreprendre des mécanismes pour que ce qui s’était passé ne se répète plus » a-t-il ajouté.

Patrick Rengaï, un participant se réjouit des échanges sur la justice transitionnelle, et cette conférence est à point nommée par ce que les droits des victimes ne sont pas respectés, « Nous avons subi des préjudices et nous pensons que le gouvernement et ses partenaires doivent tout faire pour que les auteurs de ces crimes soient jugés avant de parler de restitution» a-t-il souhaité.

La mise en place des mécanismes traditionnels de règlement de conflits et la justice transitionnelle incombe à la responsabilité du gouvernement centrafricain. Ceci pour établir les vérités sur les causes de la crise récurrente dans le pays.

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L'auteur

Vianney Ingasso est journaliste-reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH). Après son passage à l’Université de Bangui, précisément au Département des Sciences de L’information et de la Communication où il obtint sa Licence Professionnelle en Journalisme (DSIC-6ème promotion), il a été stagiaire à la Radio Centrafrique et animateur à la Radio Voix des Jeunes.

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