Centrafrique : Les artistes formés sur l’utilité d’un dossier de presse et d’inscription au ministère des arts

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BANGUI 20 février 2018(RJDH)–Une trentaine d’artistes, femmes et hommes de culture ont été formés par Bahila TV sur l’importance d’un dossier de presse. Ils ont aussi été outillés sur l’importance de se faire enregistrer à leur ministère de tutelle lors d’une série d’échanges qui a pris fin le vendredi 16 février.

Cette formation intervient à quelques jours du lancement de Bahila TV, la première chaine de télévision culturelle centrafricaine. Pour ce lancement prévu le 24 février, la Directrice voudrait préparer les artistes à une collaboration avec les médias culturels au plan national et international.

«Depuis qu’on a commencé à travailler, on n’a pas eu à l’esprit de connaitre ce qu’est un dossier de presse alors que tous les artistes à l’international ont droit à cela», a dit  Aimé Ludovic Kongbo, alias Altesse Béné, du groupe de rap MC Fonctionnaires. Le pressebook, à en croire la présentation Peggy Mbassinga, est le CV de l’artiste. C’est un document qui présente l’artiste et ses œuvres et doit être actualisé avec le temps.

Durant cet échange, les artistes ont été aussi formés sur les droits d’auteur et leur collaboration avec le BUCADA qui est le Bureau Centrafricain des Droits d’Auteurs.

Depuis sa création en 1985, le BUCADA n’a pas réussi à bénéficier de ses droits auprès des consommateurs grand public afin de les rétrocéder aux ayants droits qui sont les artistes.

La thématique de l’enregistrement des artistes au ministère des Arts et de la Culture a aussi été abordée. «L’importance pour un artiste, c’est de se conformer à la loi et aux règles en vigueur dans le pays», a dit Patrice Ngoungou, Directeur des actions culturelles et lecture publique au ministère des Arts et de la Culture. Ce dernier a ajouté que les artistes reconnus officiellement bénéficient de certains avantages.

Les artistes vivotent car leurs droits d’auteur ne sont pas payés. Leurs œuvres sont régulièrement piratées et consommées sans aucune protection. Face à cela, le Directeur du BUCADA a promis faire une rétrocession symbolique.

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