Centrafrique : Les artistes du pays sensibilisés sur les valeurs de la citoyenneté et de la démocratie

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BANGUI, 16 Décembre 2017(RJDH)—Plusieurs artistes du pays réunies au sein de l’association des rappeurs ont échangé autour des notions de la citoyenneté et de la démocratie à la FATEB à Bangui. Une initiative portée par l’Institut Républicain International avec l’implication du gouvernement centrafricain.

L’Association des rappeurs est l’une des organisations de la jeunesse du pays. Elle monte en puissance et se prononce sur les faits de la société. C’est dans ce contexte que l’Institut Républicain International qui travaille avec l’Assemblée nationale mais aussi les organisations de la société civile telle que le RONGH, le RJDH et bien d’autres organisations a estimé nécessaire de renforcer la capacité de ces artistes sur les valeurs de citoyenneté et de la démocratie.

Philipe Bokoula directeur des Arts, représentant le gouvernement centrafricain salue l’initiative et appelle les artistes rappeurs à pousser les réflexions sur le cadre juridique régissant leur secteur d’activité « nous ne pouvons pas vivre en autarcie, dans la loi sur les droits d’auteurs qui est bien avancée sauf que deux traités manquaient dans l’arsenal que nous voulons soumettre pour adoption au parlement, c’est le traité de Marrakech et de Beijing. Ces deux traités qui manquent n’est pas du gout de l’OAPI qui travaille pour la promotion des droits d’auteurs. Mais je pense que nous allons faire le nécessaire pour le bien être des artistes » a-t-il souligné.

Cette rencontre avec les artistes s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’éducation civique selon Stéphane Youféïna, chargé du Programme à l’Institut Républicain International « nous nous sommes rendus compte que les artistes font un travail très remarquable que malheureusement qu’on n’en parle pas assez et que les organisations ne s’intéressent pas à ce qu’ils font. Pour moi, ils représentent le miroir de la société et sont le reflet et s’ils ne sont pas outillés naturellement on ne peut atteindre l’objectif, celui de reculer l’incivisme dans le pays » a justifié le chargé de programme.

Gervais un des jeunes rappeurs clame sa satisfaction « pour moi, je pensais qu’on était les oublier de la République alors qu’il y a des ONG crédibles comme IRI qui porte attention à ce que nous faisons. Je suis artiste rappeur, je l’ai fait sur tas. Mais je ne savais pas que cela doit obéir à des principes comme la citoyenneté. Et donc à travers ces échanges, j’ai trouvé beaucoup d’inspiration et reconnais les limites de notre métier » a expliqué ce rappeur de 23 ans.

Cette activité a connu la participation des jeunes de la Génération Démocratie (GENDEM) et des notables du 2e arrondissement de Bangui.

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