Centrafrique : Les 12 revendications « non négociables » des groupes armés pour la prochaine concertation

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BANGUI, 21 août 2018 (RJDH) — Les Groupes armés qui écument la RCA ont fait savoir leur volonté et exigence à la prochaine concertation avec le gouvernement, sous la facilitation de l’Union Africaine. Ceux-ci ont émis 89 revendications parmi lesquelles 12 ne sont pas négociables.

Selon le texte dont le RJDH a eu copie, parmi les 12 revendications « non négociables », six se situent sur le plan politique et les six autres concernent la sécurité et la défense.

Le partage du pouvoir à travers le gouvernement d’union nationale ou de sortie de crise figure en première position. Ensuite, ces mouvements politico-militaires imposent qu’une Loi d’amnistie générale soit votée en leur faveur, puis exigent que le dialogue national inclusif se tienne dans un pays neutre des négociations. Plus loin, ils désirent que le dialogue débouche sur la révision de la Constitution et la définition d’une nouvelle forme de l’Etat.

Dans leurs requêtes « non négociables », les groupes armés exigent qu’ils soient aussi consultés dans le choix d’un premier ministre et l’exclusion des étrangers du dialogue inter-centrafricain.

S’agissant du volet Sécurité et Défense de ces revendications « non négociables »,  les mouvement politico-militaires recommandent la révision ou l’annulation des accords de coopération  militaire avec la Russie et l’Afrique du Sud, l’acceptation de la politique de la double nationalité et l’accès aux hautes fonctions de l’Etat, la transformation des groupes armés en organisation politique, le respect des droits des minorités, le renforcement du contrôle parlementaire, l’adoption d’une charte du dialogue national permanent.

Les 77 autres revendications concernent les questions sociales, sécuritaires, la justice, les questions humanitaires et du développement de la région du nord considérée par les groupes armés comme abandonnée par le pouvoir central.

Plusieurs revendications « non négociables » vont à l’encontre de la Constatation et des conclusions du Forum de Bangui, notamment l’amnistie, la transformation des groupes armés en formation politique et l’accession aux postes de responsabilité par la voie des armes.

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L'auteur

Fridolin Ngoulou est journaliste de formation et Rédacteur en Chef du RJDH. Il est ressortissant du département des sciences de l'information et de la communication de l'Université de Bangui, où il a obtenu sa licence, première promotion en 2012. Au RJDH, il a travaillé de 2014 à 2017 comme Journaliste Reporter, Webmaster et spécialiste des médias sociaux avant d'être nommé Rédacteur en Chef le 18 Janvier 2018. Il est membre de plusieurs organisations professionnelles des médias.

4 commentaires

  1. Ferdinand DZAWA-PATHAS le

    Les bandits étrangers sachant leurs heures comptées, les grandes manœuvres commencent. Aucun pays dans l’histoire de l’humanité n’a eu à négocier avec ce type de personnage, le Centrafrique ne s’avisera pas à faire office de parent pauvre des êtres doués de raison. Bachar Al Assad n’a rien négocié, on connait la fin de l’histoire.
    Le monopole de la force va changer de camp messieurs, tenez-le vous pour dit. Aussi préparez-vous à chèrement payer votre misérabilisme ainsi que la douleur dans laquelle vous avez plongé la Nation.
    L’Histoire nous regarde.

  2. Les 12 revendications non négociable sont purement française. Une grande Imbécillité. Comme si nous sommes en manque de leaders.
    Que ces arabes tchadiens soudanais nigérians repartent chez eux avant une mesure draconienne. Qu’ils cessent de suivre la France et repartent chez eux dans la douceur.
    Ils nécessitaient une recrutement dans la FACA. Mais pas un poste ministériel. Peut-être des postes ministériel français. Mais pas centrafricain. Renverser TOUADERA et donné la Centrafrique aux etats islamisque est le rêve peste de la France pour la Centrafrique derrière les groupes rebelles SELEKAS.

    La Centrafrique est déjà contrôlée.

  3. TOINA Clovis Aubertel le

    De ma part, ces revendications surtout sur le plan securitaire et defense ne soient pas accept’ees ni discut’ees.
    la RCA est un pays souverain, quiconque ne peut lui impos’e le choix de ses pays amis.
    je me demande, pourquoi , ils ne veulent a ce que la RCA rompt les relations seulement avec ses deux pays? pourquoi pas le Tchad, la France et le Soudan?
    pourqoui transform’e les groupes arm’es en des partis politiques
    soyons vigilant et prudant.
    merci.

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