Centrafrique : Des leaders des Anti-Balaka et FPRC quittent Bambari à la demande de la Minusca

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BANGUI, 24 Février 2017(RJDH) —  les leaders des Anti-Balaka de Bambari ont quitté hier jeudi 23 Février 2017 à 19 heures la ville. Ceci après la décision de la Minusca qui les a demandés de se retirer de la ville. L’information a été confirmée au RJDH par certains éléments des Anti-Balaka encore présent dans la ville.

Il s’agit du général Gaétan Bouadé des Anti-Balaka Commandant de zone, son secrétaire général Marcelin  Orogbo et le général FPRC Ndodéba Arababa. Ils ont quitté la ville de Bambari  deux jours après l’ultimatum de la Minusca. La ville de Bambari est en proie à un conflit entre les groupes de l’UPC contre la coalition FPRC et Anti-Balaka. Ce départ fait aussi suite à celui du leader de l’UPC Ali Daras qui s’est installé à Maloum non loin de Bambari.

Le général des Anti-Balaka Gaétan Bouadé a dans une note adressée à la Minusca, qualifié son retrait comme un signe de paix et de cohésion sociale. Il a souhaité que le leader de l’UPC soit arrêté afin de soulager la population, « c’est au nom de la paix et de la cohésion sociale que nous acceptons d’obéir à la Minusca et de libérer la ville de Bambari, notre seul souci est que Ali Darassa soit arrêté car il constitue un danger pour la population de la Ouaka », peut-on lire dans ce document.

Contacté sur la question du retrait des leaders des Anti-Balaka, Boniface Dadoudji, conseiller des Anti-Balaka de la Ouaka n’a pas donné plus de précision sur la destination de ses leaders mais s’est contenté d’insister sur les exigences de leur mouvement « Gaétan est fils du pays qui s’est révolutionné contre des mercenaires qui massacraient la population. Aujourd’hui  il a accepté de quitter la ville de Bambari au nom de la paix mais nous ne savons pas où il se trouve maintenant. Actuellement, la Minusca doit veiller régulièrement sur la population de la Ouaka c’est notre seul souci », a-t-il exigé.

Le départ des leaders Anti-Balaka et FPRC de Bambari voulu et obtenu par la Minusca intervient quelque jours après la marche de la population pour exiger le départ et l’arrestation de Ali Daras alors sous pression de la coalition FPRC et la Minusca.

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