Centrafrique : Léa Mboua Doumta interpelle Touadera, Meckassoua et Sarandji à améliorer leur collaboration

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Banbui le 25 Août 2016(RJDH)—la présidente intérimaire du Parti de l’Unité Nationale (PUN) Léa Mboua Doumta a exhorté Touadera, Meckassoua et Sarandji à améliorer leur collaboration, « Ce n’est pas que la collaboration soit polluée, mais elle n’est pas fluide, ils doivent se rencontrer souvent pour parler de la République Centrafricaine, s’oublier, mais penser aux souffrances des populations qui aujourd’hui regardent vers eux….Mais s’ils continuent de laisser les petites personnes intervenir parmi eux, c’est là, qu’ils vont polluer la collaboration et les priorités ainsi que les problèmes réels du pays risquent d’être relégués à des problèmes de rumeurs, d’égaux et des personnes». Position exprimée dans une interview accordée au RJDH ce 23 aout.

Léa Mboua Doumta insiste sur une transition consensuelle « Aujourd’hui, ce qui empoisonne la vie politique, c’est cette histoire de majorité et d’opposition. La lecture que nous avons faite, nous avons été à Rome avec un certain nombre de personnalités politiques et nous avons convenu qu’au sortir des élections, les autorités élues vont assurer une autre transition, il n’y aura pas d’opposition ni de majorité, nous devons nous mobiliser autour de la RCA dans l’union sacrée » a-t-elle déclaré.

Elle s’inquiète et demande au gouvernement l’ouverture. « Maintenant, les gens parlent d’opposition, de la majorité et ça commence par empoisonner l’atmosphère politique. On est entrain de créer un cloisonnement qui va nous divertir et qui va nous écarter des priorités et des aspirations des centrafricains. Mon inquiétude se trouve à ce niveau. Donc le gouvernement a intérêt à ouvrir les bras à tous les centrafricains qui par leurs compétences veulent aider ce pays à avancer» a-t-elle avancé.

« Il est important que le président de la République, le président de l’Assemblée nationale et le premier ministre qu’ils se rencontrent régulièrement pour débattre des questions de ce pays.  Parce qu’il y a des gens autour d’eux, qui font des vas et viens et qui veulent les opposer. Moi ça me fait très mal. J’ai gardé les mauvais souvenirs de la transition à cause des relations entre les autorités » a-telle insisté avant de faire une précision.

« Ce n’est pas que la collaboration soit polluée, mais elle n’est pas fluide, ils doivent se rencontrer souvent pour parler de la République Centrafricaine, s’oublier, mais penser aux souffrances des populations qui aujourd’hui regardent vers eux. Ils n’ont même pas besoin d’intermédiaire, même pas de la communauté internationale pour se parler car c’est d’abord eux, les principaux responsables de l’avenir des centrafricains. Car ce sont les intermédiaires qui risquent de polluer leur relation » a-t-elle lâché.

Tout en saluant l’effort dans le processus DDRR, elle appelle les autorités à aller plus vite « aujourd’hui le grand défi c’est le désarmement, je suis ravie d’apprendre qu’il y a un comité qui a été mis en place pour faire avancer le processus. Je pense que c’est une initiative à saluer, mais il ne faudrait pas qu’il y ait trop de lenteur et c’est ça le premier défi ». a-t-elle souligné.

Elle demande une action en faveur de sécurisation du corridor Bangui-Beloko « Le secteur privé est entrain de se remettre, mais le plus gros problème est le tronçon Garoua-Boulaï-Bangui où les commerçants sont obligés de s’appuyer sur les convois qui les rendent dépendants de leurs déplacements » a-t-elle déploré.

« il est important qu’on laisse les commerçants circuler librement c’est-à-dire que les forces nationales et internationales qui assurent la sécurité sur cette voie devraient faire des patrouilles régulières et laisser les commerçants circuler librement pour qu’il n’y ait pas de dérapage » a suggéré Léa Mboua Doumta.

Enfin, elle interpelle le ministre de l’Administration  du territoire à l’application des textes sur les partis politiques « je crois que nous allons rencontrer le ministre de l’Administration du territoire c’est lui qui gère les partis politiques, il est temps qu’il nous dise quand-est-ce on va appliquer les textes sur les partis politiques pour que les partis politiques commencent à jouer leur rôle » a ajouté la présidente intérimaire du PUN.

Léa Mboua Doumta était la Vice-présidente du Conseil Nationale de Transition d’avril 2013 à mars 2016

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