Centrafrique : Le RJDH procède à l’évaluation de son réseau d’alertes dans les lycées de Bangui

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BANGUI, 08 Décembre 2018 (RJDH)—Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH), avec le soutien de la Minusca, a procédé à l’évaluation de son réseau d’alerte des violences basées sur le  Genre. Une rencontre y relative a été organisée jeudi 06 décembre 2018 au lycée Marie Jeanne Caron.

Plus de trois cent jeunes, venus des lycées Professionnel Féminin, Martyrs, Gobongo et Miskine ont pris part à cet atelier d’évaluation du travail réalisé depuis la mise en place par le RJDH du réseau d’alertes précoces des violences basées sur le genre.

Cette rencontre, selon le coordonnateur du RJDH, Sylvestre Sokambi, est « voulue pour dégager le bilan du réseau afin d’asseoir une nouvelle approche afin de rendre plus actif le réseau d’alerte ». Le coordonnateur a estimé que le réseau doit être renforcé d’où l’implication d’autres établissements, « nous avons une expérience en matière d’alerte précoce. Il est vrai que nos ambitions de l’année dernière, lesquelles ambitions méritent d’être maintenues voire renforcées toutefois, il me parait essentiel de travailler pour que ce réseau, d’une importance capitale, puisse amener les jeunes de chaque établissement à être un agent de lutte et de prévention des violences basées sur le genre », ambitionne le coordonnateur du RJDH.

L’atelier a été axé sur le bilan des activités menées depuis 2017. Cet  aspect a été modéré par Narcisse Dibert, chargé de programme au RJDH. L’occasion a été donnée à chaque membre du réseau de se prononcer. Anaïs Magba, élève au lycée Marie Jeanne Caron pense que le réseau a été inactif et qu’il faut lui donner les moyens de faire des sensibilisations, « nous n’avons pas été visibles sur le terrain. Le travail prévu n’a pas été fait comme il se doit, sauf quelques rencontres parfois en informel. Pour cette année, nous souhaitons que le RJDH nous soutienne pour que nous-mêmes, nous allons vers les autres », lance-t-elle.

Avis partagé par Rolande du lycée professionnel féminin qui espère que les nouvelles orientations pourront stimuler les établissements, « les violences basées sur le genre sont parfois les raisons pour lesquelles des jeunes quittent les bancs de l’école. Si on lutte bien contre ce phénomène, on aura donné des chances à ces jeunes-là. Notre réseau peut beaucoup faire mais il faut un coaching régulier ».

Le coordonnateur du RJDH dit avoir compris le sens des messages des uns et des autres et compte repartir vers eux dans les prochaines semaines, « nous allons engager des discussions avec nos partenaires dont la Minusca afin que nos plans de sensibilisations soient mis en œuvre mais dès lors, je vous encourage avec garantie du soutien du RJDH, à vous réunir mensuellement comme prévu et à vous organiser », précise ce dernier. L’atelier a été aussi marqué par la présentation du représentant de l’UMIRR, une présentation axée sur la lutte contre les violences basées sur le genre.

Cet atelier d’évaluation qui s’inscrit dans le cadre des activités des 16 jours d’activisme, fait partie d’une vaste campagne de sensibilisation mise en œuvre par le RJDH sur financement de la Minusca.

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L'auteur

Vianney Ingasso est journaliste-reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH). Après son passage à l’Université de Bangui, précisément au Département des Sciences de L’information et de la Communication où il obtint sa Licence Professionnelle en Journalisme (DSIC-6ème promotion), il a été stagiaire à la Radio Centrafrique et animateur à la Radio Voix des Jeunes.

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