Centrafrique : Le RJDH organise une session d’information sur la loi de règlement et de procédure de la CPS

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BANGUI, 1er Aout 2018 (RJDH)—Le juge d’instruction à la Cour Pénale Spéciale, le magistrat Michel Ngokpou a présenté aux victimes le 31 juillet dernier, au siège de l’Association des Victimes (AVED) certaines dispositions de la loi de règlement et de procédure de la Cour Pénale Spéciale (CPS). La session organisée sur initiative du Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH), s’inscrit dans le cadre du projet Partenariat Stratégique, Lobbying et plaidoyer avec l’ONG Cordaid. 

La session à laquelle a pris part une centaine de leaders d’associations des victimes, fait suite à la demande des victimes après la promulgation de la loi de règlement et de procédure de la Cour Pénale Spéciale., « nous avons tenu à organiser cette rencontre pour répondre à la demande des victimes qui, depuis la promulgation de cette loi, ont souhaité être situées sur les implications de la loi de règlement et de procédure. Cette session est aussi une occasion pour les victimes d’avoir des éléments précis sur les dernières avancées enregistrées dans le cadre de la mise en œuvre de la CPS », explique Sylvestre Sokambi, coordonnateur du RJDH.

Le Juge d’instruction Michel Ngokpou a dans son exposé abordé la question de la protection des victimes et des témoins lors des procès qui devront être organisés à l’issue des enquêtes, « la loi qui nous réunit aujourd’hui est une avancée majeure et elle consacre la protection des victimes et des témoins. Il y aura des dispositions nécessaires pour que l’identité des uns et des autres ne soit pas connue par mesure de précaution. Le moment viendra où nous entrerons dans les détails », note le magistrat.

Le magistrat a encouragé les victimes à saisir la Cour Pénale Spéciale, « je vous encourage fermement à faire confiance à la Cour Pénale Spéciale et à la saisir afin que nous retrouvons la paix en passant par la justice » fait savoir Michel Ngokpou qui souhaite que les dossiers soient déposés par association, « l’idéal est que vous en tant que victimes, vous déposez vos dossiers par groupes ou par association. Si vous le faites, le dossier sera plus consistant et pesant, ce qui est un avantage pour vous. C’est d’ailleurs la voie que nous pouvons vous conseiller », a-t-il expliqué.

La rencontre sur la loi de règlement et de procédure a été ponctuée par un exercice de question réponses auquel le magistrat de la Cour Pénale Spéciale et les victimes se sont soumis. Pour l’essentiel, les victimes ont souhaité avoir des précisions sur la procédure de de saisine de la cour et surtout la démarche adoptée pour celles qui ont déjà par le passé porté plainte au niveau d’un quelconque tribunal.

Les victimes à l’issue de cette session d’information se sont dites satisfaites, « nous venons d’apprendre beaucoup de choses sur la Cour Pénale Spéciale. Mes inquiétudes ont été apaisées. Ce qui m’a marqué c’est les dispositions prises pour nous protéger lors du procès », explique Mariette qui a confié avoir perdu son fils lors des évènements.

Nicolas qui porte encore des cicatrices sur le corps et qui a des difficultés pour marcher souhaite que ces genres de rencontres se multiplient pour permettre aux victimes d’être toujours informées de ce qui se fait, « les échanges ont été profonds et nous avons su que nous ne sommes pas abandonnés mais le souhait c’est que nous sommes régulièrement entretenus sur ces questions », fait-il savoir.

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) engagé dans le projet Partenariat Stratégique devrait dans les prochains jours organiser une rencontre d’information avec les notables sur les mécanismes d’alerte.

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