Centrafrique : Le rapatriement des réfugiés soudanais inquiète les habitants de Pladama-Ouaka et des villes environnantes

0

BANGUI, 05 janvier 2018(RJDH)—Plusieurs habitants de Pladama-Ouaka et des villes environnantes ont exprimé leur inquiétude suite au retour volontaire des réfugiés soudanais chez eux. Ils interpellent le gouvernement à veiller sur leur sécurité et à prendre soin des infrastructures sanitaire et scolaire après le départ. Inquiétude exprimée lors d’un vox pop réalisé par le RJDH après cette opération de rapatriement. 

Le site des réfugiés soudanais de Pladama-Ouaka situé à 10 km de Bambari au centre du pays est protégé et n’est pas affecté directement par la crise sécuritaire qui touche la région. La présence de ces réfugiés est bénéfique pour la population. C’est dans ce contexte que les habitants des localités environnantes s’inquiètent de ce rapatriement et de ses conséquences. Ils appellent le gouvernement à s’impliquer dans la protection du site et des infrastructures acquises lors de la présence des Soudanais au site.

Le chef du village Gougba, Roger Simplice Gbodjivo justifie sa crainte de la manière suivante, « c’est par rapport à eux qu’on a joui de la sécurité dans ce village, mais maintenant qu’ils rentrent chez eux je crains que l’insécurité ne s’installe parce qu’il y’a un vide. D’ici pour aller à Bambari centre c’est loin de 10km donc, nous invitons le gouvernement à se pencher sur cet aspect».

« Moi, mon souci est que l’école continue de fonctionner pour nos enfants et qu’on prenne soin des forages construits par le HCR pour soulager la souffrance de nos femmes. Que les ONG nous viennent  en aide en vivres  en cette saison sèche qui s’annonce dure», a souhaité Félix Mandata, chef du village PK9.

Guy Gervais Koyoro qui commande le secteur Awati au PK 19, axe Kouango, souhaite que le gouvernement déploie du personnel à l’école et au dispensaire pour la continuité des services, «que le chef de l’Etat et son gouvernement pensent à prendre la relève pour ces infrastructures et surtout à doter le centre hospitalier en produits pharmaceutiques pour faire face aux petits soins médicaux  et surtout pour  soulager les femmes enceintes ».  Point de vue partagé par Maxime Kidji, Coordonnateur du site Pladama, «vraiment, le gouvernement a beaucoup investi pour ce site donc, nous demandons à ce qu’il pense à tous ces biens investis pour le développement de Pladama-Ouaka et de ses environs».

Le site de Pladama-Ouaka dispose d’une école mixte, d’un dispensaire, des forages construits par le HCR et ses partenaires qui sont mis à la disposition des réfugiés du site ainsi que des habitants des villages environnants.

Partage.

L'auteur

Commenter

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.