Centrafrique : Le MPC exige du gouvernement la libération d’un de ses éléments détenu par l’OCRB

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BANGUI, 08 Février 2017(RJDH)—Le MPC a accusé le gouvernement d’avoir arrêté un de ses éléments à l’Office Centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB) il y a 4 jours. Il menace de quitter les accords qu’il a signés avec le gouvernement si cet élément n’était pas libéré. Position exprimée par le porte- parole du mouvement dans un entretien au RJDH.

L’arrestation de l’élément de MPC par l’Office Centrafricain de Répression du Banditisme a été signalée par le porte-parole du Mouvement Abdoul Kasim Tidjiani qui parle d’une arrestation injustifiée, «notre élément est un sergent-chef de l’armée sous François-Bozizé. Lors des évènements de Bozoum en 2002, il a reçu une balle et il a été amputé du pied. En trouvant refuge quelque temps au Tchad, il est venu à Kaga-Bandoro et le CICR l’a pris pour Bangui afin de changer sa prothèse. Arrivé à Bangui, l’OCRB l’a arrêté. On ne comprend plus rien» s’est-il interrogé.

Il menace le gouvernement de passer à une autre étape si rien n’est fait d’ici là. « Nous demandons tout simplement sa libération, notre mouvement est capable de kidnapper les membres du gouvernement qui vont dans notre région. Si nous ne le faisons pas c’est parce que nous avons des accords que nous respectons. Donc, il faut que le gouvernement aussi respecte ses accords-là. Dans le cas contraire, on va remettre en cause tous les accords signés et sortir du processus DDRR », a-t-il déclaré.

Contacté sur la question par le CICR, son représentant Jean François Sangsue précise que l’élément arrêté était mis à la disposition d’un de ses partenaires pour changer son prothèse, « il s’est rendu trois fois de suite à ANRAC et nous avons appris hier qu’il a été appréhendé. Nous allons faire le suivi que nous avons à faire. Ce que j’ai à dire, ce que la mission médicale doit être respectée jusqu’à la fin des soins du patient. Il y’a la mission médicale et la mission de la justice. Le CICR accorde la même importance aux deux à condition que la mise en œuvre de l’une n’entrave pas celle de l’autre », a-t-il réagit.

Contacté sur la question, le directeur général de l’OCRB confirme l’information mais se réserve de tout commentaire et renvoie la balle dans le camp du parquet de Bangui que le RJDH n’a pas eu sa version.

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