Centrafrique : Le gouvernement réagit aux menaces de Noureddine devant l’Assemblée nationale

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BANGUI, le 27 Décembre 2017(RJDH)—Le premier ministre Mathieu Simplice Sarandji a jugé inadmissible la déclaration du chef du FPRC Noureddine Adam qualifiant le président de la République de «criminel» dans une interview qu’il a accordée à AFP relayée par RFI ce matin. Propos tenus lors de l’interpellation du gouvernement ce 27 Décembre devant l’Assemblée nationale.

Le chef du FPRC Noureddine Adam s’est opposé au redéploiement de l’autorité de l’Etat à Birao au nord du pays et estime que le redéploiement des FACA dans ces localités constituait le dépassement de la ligne rouge. Cette déclaration a suscité l’interrogation des élus par la voix de son président Abdou Karim Méckassoua lors des questions orales au gouvernement à savoir quels sont les mécanismes mis en place pour éradiquer ce qu’il qualifie des entrepreneurs    politico-militaires.  C’est dans ce contexte que le premier ministre Mathieu Simplice Sarandji a réaffirmé la ligne politique du gouvernement de dialoguer et de ne pas céder au chantage des groupes armés.

Les propos de Noureddine ne respectent pas son engagement digne d’un général  «Notre stratégie est celle de poursuivre sur la voie de dialogue et de discussions, ligne tracée par le président de la République. Nous ne voulons pas la guerre mais nous voulons la paix. Vous êtes les élus de la nation, vous méritez le respect parce que vous êtes élus. Mais traiter le chef de l’Etat de criminel c’est inadmissible. A la question de savoir qu’elle est notre stratégie, nous pouvons vous dire que la stratégie est celle du redéploiement de l’autorité de l’Etat dans les 16 préfectures », a insisté le premier ministre Mathieu Simplice Sarandji.

Ces inquiétudes interviennent après l’annonce du don d’armes de guerre par la Russie et au moment où le président Faustin Archange Touadera opte pour un DDRR négocié. Est-ce une déclaration de guerre médiatique que se livre le patron du FPRC? Dans tous les cas, le gouvernement est resté imprécis sur la démarche et les questions précises des parlementaires.

La déclaration de Noureddine semble bouger la ligne politique du gouvernement face aux groupes armés. Cette guerre médiatique peut se transformer en escalade militaire dès lors que les parties se mettent sur le pied de guerre.

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Un commentaire

  1. S’il n’y a pas d’armee en Centrafrique, c’est par la faute d’un seul homme. Suivez mon regard . J’observe que FAT devient machiavelien et c’est heureux. IL eat en train de metre en place tout ce que Des mois deja j’ exprimais en termes voiles. I reste seulement un bouchon a tire, et le vin sera bon.Surtout, pour votre pays, n’ ayez pas peur.

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