Centrafrique : Le CNJ et le UNHCR ouvrent un front contre le phénomène “sexe et survie’’

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BANGUI, 31 octobre 2017(RJDH)—Occuper les jeunes vulnérables au phénomènes sexe et survie dans les activités génératrices de revenus est l’objet d’une campagne conjointement menée par le Conseil National de la Jeunesse en Centrafrique et le UNHCR ce 30 octobre à Bangui.

Pays post-conflit, les jeunes sont exposés au travail au noir comme source de revenu. Le plus vieux travail au monde monte en puissance dans un contexte de vulnérabilité liée aux IST/VIH où le pays s’emploie à réduire sensible le taux de prévalence dans l’objectif zéro infection, zéro discrimination et zéro décès lié au VIH.

Pour plus d’efficacité dans la lutte, l’approche privilégiée selon le Conseil National de la Jeunesse en Centrafrique est pédagogique. «  Nous allons former les point focaux qui seront les mails de ce concept, ils vont sensibiliser les jeunes sur les inconvénients de l’utilisation de sexe comme moyen de survie », a précisé Huguet Francis Mongombé, président de la jeunesse de Centrafrique.

Pour ce faire, le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (UNHCR) met à la disposition des jeunes des machines à coudre, des outils de production et une enveloppe de 100 000 Fcfa chacun. Le président du CNJ voit en ce projet pilote un facteur clé pour la lutte contre la pauvreté. «  Ce projet pilote comporte aussi l’aspect de la motivation des jeunes aux Activités Génératrices de Revenu à travers les petites et moyennes entreprises. C’est pourquoi les machines à coudre ont été remises à la maison de jeune de Malimaka à titre indicatif » a-t-il dit.

Selon les informations du RJDH, la sensibilisation, et la dotation des jeunes en outils visent à promouvoir leur auto-prise en charge selon les termes de référence du projet qui dure trois mois et qui intègre plusieurs villes du sud-ouest du pays. 

L’usage de sexe comme source de revenu ou moyen de guerre est en hausse pendant et après la crise.

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