Centrafrique : Le Brésil prêt à renforcer l’effectif de la Minusca

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BANGUI, 24 Novembre 2017 (RJDH)—Raul Jungmann ministre de Défense du Brésil a annoncé la volonté de son pays de participer à la mission onusienne en RCA en fournissant 1.000 hommes. Volonté exprimée en marge d’une réunion sur les opérations de maintien de la paix à Vancouver au Canada, relayé par nos confrères de la presse internationale. 

L’augmentation de l’effectif des casques bleus est demandée par les autorités centrafricaines. Cette demande a été actée lors du vote de la résolution 2387 des Nations Unies du 15 novembre par le Conseil de Sécurité augmentant le nombre des casques bleus dans le pays.

Des sources concordantes font état des discussions en cours depuis plusieurs semaines avec le patron de maintien de la paix de l’ONU Jean-Pierre Lacroix. Ces discussions s’articulent autour de la volonté du pays contributeur des troupes à assurer le leadership du commandement militaire comme s’en est le cas en Haïti où l’ONU vient de terminer sa mission la Minustah.

Selon les propos du ministre brésilien relayé par le site Nexo, le commandement de la Minusca n’est pas une conditionnalité qui peut empêcher le pays à participer à la mission. Ce qui est important c’est la participation à la stabilité à travers le monde « Même sans le commandement, le Brésil participera, car nous avons des responsabilités pour la stabilité et la paix dans le monde », a déclaré le ministre au site brésilien Nexo.

L’ONU, qui ne peut compter sur des hélicoptères supplémentaires pour la Minusca, cherche surtout des troupes, efficaces, réactives, ayant des capacités logistiques autonomes, c’est-à-dire leurs propres moyens de transport, ne s’est pas encore prononcée sur cette demande faite par le Brésil.

Un déploiement pourrait être envisagé avant avril 2018, si les deux parties s’accordent rapidement. Une fois les discussions achevées avec le département de maintien de la paix, les Nations unies devront formellement inviter le Brésil qui de son côté devra faire ratifier cette participation éventuelle par son Parlement.

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