Centrafrique : L’Association des Femmes Juristes fait le bilan de ses activités dans le cadre du projet « Partenariat Stratégique »

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BANGUI, 29 Juillet 2017 (RJDH)–Le projet « Partenariat Stratégique » a eu le mérite de donner la parole aux victimes et surtout de faire connaitre leurs attentes auprès des décideurs. Ce projet financé par Cordaid est mis en œuvre par de nombreuses organisations de la société civile. L’Association des Femmes Juristes de Centrafrique, à travers Mme Ngodi née Bida Doris, responsable dudit projet au sein de cette association, nous dresse le bilan.

RJDH : Bonjour Madame

Madame Ngodi née Bida Doris : Bonjour

Vous êtes responsable projet Cordaid au niveau de l’association des femmes juristes de Centrafrique, une des structures engagées dans le projet (partenariat stratégique) financé par Cordaid .quel est le bilan de votre organisation après 8 mois d’activités ?

MNBD : effectivement  nous sommes entrées en partenariat avec Cordaid, depuis 2016 et on a travaillé  sur deux axes à savoir l’accès à la justice  et les luttes contre les violences basées sur le genre (VBG) mais précisément  l’association des femmes juristes  a pris le volet de lutte contre les VBG  et nous avons implanté dans la zone du 6eme Arrondissement un centre d’écoute  qui a deux services  le volet psycho social et le volet juridique, nous avons travaillé dans une plate –forme des OSC (organisation des sociétés civiles nationales .

Pouvez-vous nous donné   des précisions  sur le cas VBG  que vous avez eu  dans le cas de ce partenariat ?

MNBD : la violence basée sur le genre regroupe  6 types de violations à savoir : le viol, l’agression physique, l’agression sexuelle, violence psychologique, déni de ressources  et mariages forcés, et dans les 6 types de violations  nous avons enregistré tous ses cas, mais les cas fréquents  sont les violences psychologiques et physiques suivi du viol.

Quels sont les liens  que votre structure a pu établir  avec les associations des victimes  dans le cadre de ce projet ?

MNBD : Nous travaillons, avec AVED ET ASVI  qui font aussi partie des OSC  qui sont dans la même plate –forme que nous, notre mission est de recenser ses cas des violations des droits de l’homme  afin de faire un plaidoyer auprès des décideurs par rapport a la situation des victimes.

En quoi le projet dont vous faites partie pourrait aider à ce que les réclamations des victimes soient prises en compte ?

MNBD : Nous faisons des plaidoyers pour ses différents cas de  graves violations des droits de l’homme pour les évènements passés, nous sommes en train d’enregistrés  en collaboration avec l’association des victimes ,nous mettons les cas enregistrés dans notre base de données et nous analysons et nous désagrégeons ses bases de données pour enfin parvenir à un plaidoyer auprès des décideurs pour apporter une souplesse a la souffrance des victimes ?

Avez-vous  constitué  des dossiers de victimes pour la Cour pénale spéciale.

Comme notre projet ne se focalise pas sur l’accompagnement judiciaire, nous en se limite au niveau du monitoring pour qu’à la fin nous puissions faire un plaidoyer, si dans d’autres projets  avenir le besoin se fait sentir, on peut toutefois recenser ses dossiers et orienter vers la CPS.

Comment entrevoyez-vous  l’avenir  de ce projet  et surtout quelle projection faites-vous ?

MNBD : C’est un projet de 5 ans, on a déjà jeté la base, on se rend compte que y a déjà des impacts, si nous continuons dans cette dynamique avec l’association des victimes et les autres OSC chacune dans sa trajectoire, je suis persuadé que nous pourrions atteindre les 80% de ce que Cordaid nous demande de faire, le monitoring des VBG pour un plaidoyer en faveur des victimes. Le travail est certes immense en la matière vu que le phénomène continue de prendre de l’ampleur dans le pays.

L’AFJC fait ce qui est possible grâce à l’appui des partenaires pour minorer les VBG dans le pays parce que cette pratique met en danger la vie de toute la nation. L’apport des autorités et de toutes les autres couches est souhaité pour atteindre l’objectif, c’est pourquoi nous comptons sur tout le monde pour que la lutte contre les VBG porte des fruits à court ou moyen terme.

RJDH : Merci Madame

MNDB : c’est à-moi de vous remercier

Propos recueilli par Bienvenu Matongo 

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