Centrafrique : L’Association du Barreau Américain s’active en faveur de l’éducation des filles

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BANGUI, 11 Octobre 2017 (RJDH)—Plusieurs filles des établissements publics et privés de Bangui ont été sensibilisées sur les vertus de l’autonomisation de la fille au lycée technique féminin. Une initiative de l’ONG américaine ABA à Bangui dans le cadre de la journée internationale de la fille.

La célébration de cette année est particulière et intervient après l’adoption de la loi sur la parité adoptée par les élus de la nation et promulguée par le chef de l’Etat en novembre 2016. Laquelle loi est incitative pour les filles à s’impliquer davantage dans les études. Mais le constat montre que beaucoup des filles à Bangui et à l’intérieur du pays abandonnent les études à cause de grossesse. Une situation qui inquiète le proviseur du lycée technique féminin et appelle le gouvernement à l’application des textes relatifs à l’éducation des filles.

Natalie Ndobeth du barreau américain rappelle les dispositions de la constitution du 30 mars au sujet de l’éducation des filles « le gouvernement a l’ultime devoir d’appliquer les textes de la convention relatifs au droit à l’éducation des filles. La  constitution de la République Centrafricaine est revenue sur ces textes. Les parents ont ce devoir de faire épanouir les filles et les filles ont aussi ce devoir de prendre conscience de leur avenir, et lutter contre la déperdition scolaire des jeunes filles, la lutte contre les violences basées sur le genre », a-t-elle lancé à l’endroit des filles.

Le proviseur du lycée technique féminin appelle à la responsabilité parentale « nous devons conjuguer nos efforts afin, que la coutume, la religion ne justifient pas la discrimination de nos filles. Elles ont droit à l’éducation, les femmes ont aussi droit à occuper les mêmes fonctions que les hommes. Notre objectif est la régression des grossesses précoces », suggère Françoise Gouzoumandji.

La journée internationale de la fille a été initiée en 2012 par l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour lutter contre la discrimination à l’égard des filles ainsi que la promotion, l’accès à la justice, les droits à l’éducation des jeunes filles et l’autonomisation de la femme.

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L'auteur

Auguste Bati-Kalamet est journaliste-reporter au Réseau de Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH), après avoir travaillé à la Radio ESCA. Certifié en gestion des radios communautaires, il a effectué plusieurs missions de reportage à l’intérieur du pays. Il est producteur des magazines sur les droits humains.

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