Centrafrique : L’année blanche menace les lycéens de Birao

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BANGUI, 22 décembre 2016 (RJDH) –Trois mois après la rentrée officielle  des classes en Centrafrique, certains établissements d’enseignement n’ont pas encore repris leurs activités pour des raisons administratives. Birao, Chef-lieu de la préfecture de la Vakaga en est une belle illustration.

Les collégiens et lycéens de Birao située dans le nord-est de la RCA n’ont pas encore repris le chemin de l’école pour le compte de l’année scolaire 2016-2017.  Les portes du lycée de Birao sont encore fermées alors que  la rentrée scolaire a été officiellement lancée le 15 septembre dernier.

Le retard encouru pour l’ouverture des classes est lié à l’absence du personnel enseignant. Tous les instituteurs et professeurs sont restés à Bangui et ne veulent pas prendre leur fonction.

Dans la ville, seules les écoles du fondamental I fonctionnent avec qu’un seul enseignant qualifié. C’est le cas de l’Ecole Préfectorale de Birao qui a trois enseignants qualifiés et deux maitres-parents pour plus de 740 élèves. Tout comme l’école Dukiya et l’école Fondation Garba qui sont dans la même situation.

Interrogé sur la fermeture des classes, Alain, un jeune lycéen de Birao souligné que « l’avenir parait sans avenir pour eux ». Le garçon désire partir à l’école comme les autres enfants.

L’ombre d’une année si rien ne se fait

L’ombre d’une année blanche plane visiblement sur les lycéens de Birao qui ne savent plus à quel saint se vouer. Du côté de Bangui, c’est le silence des autorités en charge de l’éducation. La société civile de Birao de son côté a demandé au gouvernement de les assister pour sauver l’année scolaire. « C’est malheureux, nos enfants ont besoin d’aller à l’école, on a les yeux tournés vers le gouvernement », nous a répondu Moustapha Younous, l’Imam de la mosquée centrale de Birao.

La Vakaga est l’une des préfectures  de la RCA qui est paralysée depuis le déclenchement de la crise militaro-politique en 2012. Son éloignement de Bangui et son « enclavement » constituent l’une des raisons de ce blocage si pour d’autres besoins tels que celui de la santé, les habitants de Birao se rendent au Soudan, mais sur l’éducation, cela est difficile.

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