Centrafrique : L’ACAT appelle au retrait de la peine de mort dans l’arsenal juridique du pays

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BANGUI,  10 Octobre 2017(RJDH)—L’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture et la Peine de mort en Centrafrique (ACAT-RCA) insiste dans son plaidoyer en faveur du retrait de la peine de mort de l’arsenal judiciaire du pays. Plaidoyer fait par Me Bruno Hyacinthe Gbiegbia lors d’une conférence de presse ce 10 octobre à Bangui.     

La peine de mort est l’une des sanctions prévues dans le dispositif pénal en vigueur du pays. Peine prévue par article 26 du code pénal centrafricain stipule que : « tout condamné à mort sera fusillé ». Ce que l’ACAT-RCA n’entend pas de son oreille et qualifie de cruel, dégradant, inhumain et humiliant.

Pour cette 15ème journée  mondiale de la peine de mort célébrée ce 10 octobre, le Président de l’ACAT Me Bruno Hyacinthe Gbiégba insiste à nouveau sur le retrait  de cette sanction dans l’arsenal judiciaire du pays. « Nous voulons à cette occasion exhorter les autorités à abolir définitivement la peine de mort dans les textes pénaux centrafricains et de déclencher la procédure de ratificafication. Car le maintien de cette sanction ignoble dans notre arsenal juridique n’a aucun caractère dissuasif » a insisté Me Bruno Hyacinthe Gbiégba de l’ACAT.

Il rappelle le gouvernement que la RCA est signataire du protocole abolissant la peine de mort et de ce fait, il n’y a pas de raison que le pays reste dans les textes pénaux du pays. Cependant, il constate que « cette question reste un tabou » dit-il.

Le gouvernement s’est engagé à Oslo de retirer la peine de mort du dispositif centrafricain en 2016. Mais l’application de la décision reste un défi majeur du moins pour l’instant. Depuis 1981, la peine de mort n’a pas été appliquée dans le pays jusqu’aujourd’hui.

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L'auteur

Judicaël Yongo est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication (DSIC) à l’Université de Bangui. Titulaire d’une Licence en Journalisme, il est actuellement Journaliste-Reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits l’Homme à Bangui (RJDH).

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