Centrafrique : La variole du singe appelée Monkeypox menace la région de la Ouaka et de la Haute-Kotto

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BANGUI, 13 mars 2018 (RJDH)–Le Monkeypox ou variole du singe devient une menace de santé publique en République Centrafricaine. Deux cas sont confirmés à Ippy dans la Ouaka par l’Institut Pasteur de Bangui.

Pour la troisième année consécutive, des cas d’infection par le virus monkeypox viennent d’être confirmés au cours du premier trimestre de l’année en cours dans le Sud-est de la RCA selon l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) dans un contexte où le pays est exposé à plusieurs problèmes de santé publique.

«L’Institut Pasteur de Bangui vient de confirmer deux cas d’infection par le virus du Monkeypox sur des prélèvements de sang et pus envoyés par le point focal de l’OMS, Dr Arsène Dominique Konzelo, dans la sous-préfecture d’Ippy dans la Ouaka au Sud-est de la République Centrafricaine», explique IPB.

Pour l’Institut Pasteur de Bangui, le premier cas, un pêcheur de 29 ans, habitant le village Djama Ngoundji, a présenté des éruptions cutanées sur tout le corps. Tout ce qu’il sait est qu’il a été en contact avec des poissons infectés par Aphanomy cesinvadans qui présentaient des ulcérations sur le corps, sans lien avec l’infection de monkeypox.

Le second cas, selon toujours l’Institut Pasteur de Bangui, est une femme de 50 ans, habitant le village Kopia, sur le site des déplacés qui, elle aussi, a présenté des éruptions cutanées sur tout le corps, à l’exception de la paume des mains.

Ce laboratoire de référence indique que des enquêtes sont en cours pour essayer de comprendre la source de la contamination.

Des sources humanitaires, on a appris qu’un autre cas de virus Monkeypox a été découvert sur un site des déplacés à Bria, près de Ippy la semaine dernière. Tous les trois cas sont encore sous surveillance médicale à l’hôpital de Bria.

Le virus «Monkeypox» est une maladie très contagieuse caractérisée par des éruptions cutanées de grande taille. Cette maladie a été détectée pour la première fois chez les humains en 1970 en République Démocratique du Congo. C’est la cinquième fois qu’elle apparait en Centrafrique. La première fois, c’était dans le Mbomou en 2001, la seconde fois dans la Haute Kotto en 2014, en 2016, et en 2017 et cette fois-ci en 2018 dans la Ouaka et la Haute-Kotto.

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L'auteur

Fridolin Ngoulou est journaliste de formation et Rédacteur en Chef du RJDH. Il est ressortissant du département des sciences de l'information et de la communication de l'Université de Bangui, où il a obtenu sa licence, première promotion en 2012. Au RJDH, il a travaillé de 2014 à 2017 comme Journaliste Reporter, Webmaster et spécialiste des médias sociaux avant d'être nommé Rédacteur en Chef le 18 Janvier 2018. Il est membre de plusieurs organisations professionnelles des médias.

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