Centrafrique : La tension reste vive à Bria suite à la tuerie d’un casque bleu mauritanien

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BRIA, 05 décembre 2017 (RJDH)—Un casque bleu de nationalité mauritanienne a été tué ce lundi 4 décembre à Bria au centre-est du pays. L’attaque s’est produite au poste de contrôle de la Police de la Minusca, à l’entrée du site des déplacés de PK3, selon un communiqué de la mission onusienne.

Les villages environnants de Bria connaissent ces derniers jours des violences entre les Anti-Balaka et les Séléka faisant fuir plusieurs déplacés vers la ville. La distribution des vivres par un acteur humanitaire a été perturbée la semaine dernière par des miliciens anti-Balaka qui réclamaient aussi leur part avant de mettre la main sur certains déplacés. C’est dans ce contexte que cette attaque a eu lieu proche du site des déplacés.

La mission onusienne a expliqué les circonstances de cette attaque en ces termes : « L’attaque est survenue deux heures après une intervention de la Force de la MINUSCA dans le quartier d’Amameu, dans la ville de Bria, au cours de laquelle deux déplacés internes retenus en otage par les anti-Balakas ont été libérés et un anti-Balaka interpelé».

Selon le communiqué de Presse de la Minusca, trois autres casques bleus dont deux mauritaniens et un zambien, ont été légèrement blessés lors de l’attaque lancée par un nombre indéterminé d’anti-Balaka armés de fusils AK47 et de fusils artisanaux.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, a condamné fermement cette attaque et souligné que « la MINUSCA fera tout pour que les auteurs soient arrêtés afin d’être traduits en justice ».

Selon les informations du RJDH, ce mardi matin, la tension était encore vive suite à la mobilisation des miliciens Anti-Balaka. « La tension est vive, les Anti-Balaka se mobilisent mais les humanitaires circulent sans problème dans la ville », a témoigné un acteur humanitaire à Bria.

Pour le moment, il n’est pas encore possible de connaitre les victimes de l’autre camp des Anti-Balaka ni leur version des faits.

Depuis le début de l’année, 14 casques bleus de la MINUSCA sont tués lors d’attaques attribuées à des groupes armés en RCA.

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