Centrafrique : La Sucaf lance un plan quinquennal ambitieux pour booster l’économie et satisfaire la demande

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BANGUI, le 24 Mai 2018(RJDH)—Augmenter la production d’ici à 2020, c’est la ligne choisie par la Sucrerie Centrafricaine (Sucaf) pour être plus dynamique et citoyenne. Ce dispositif est inclus dans le plan quinquennal de la filiale du groupe Samdiaa dans le pays. Plan présenté lors d’une visite guidée de la Sucaf ce 24 Mai à Bangui.

Usine de la SUCAF de Bangui

Usine de la SUCAF de Bangui

La Sucaf s’inscrit dans une logique de plus en plus citoyenne en dépit de l’environnement d’affaires difficile caractérisé par le pillage de ses installations à Ngakobo mais aussi et surtout de son convoi pillé soit par la population soit par les groupes armés. Cette situation conjoncturelle sur fond d’insécurité à Bambari a immobilisé plus de 400 camions à convoyer le sucre brut de Ngakobo vers Bangui. A cela s’ajoute la concurrence déloyale dont fait face cette industrie. C’est dans ce contexte que la Sucaf lance son plan tout en y investissant des millions d’euros dans la production de la canne à sucre.

Trois engagements importants ont été pris par la Sucaf pour faire face aux défis qui s’imposent. D’abord la volonté de continuer d’investir et d’améliorer le système en collaboration avec le gouvernement. Ce qui inclut la volonté de faire vivre la société et l’amélioration de la production, ce qui revient à dire qu’il faut investir dans les plantations, dans l’équipement et dans les structures de l’usine aux fins d’atteindre l’augmentation soutenue de la production.

Selon Stéphane Jaffret, directeur général de Sucaf, le plan quinquennal est un investissement majeur pour le développement économique et social du pays «malheureusement depuis les événements, nous avons un camp de déplacés qui est installé juste à côté de la société pour raison de sécurité puisque nous avons la Minusca qui est juste à côté et qui protège la population et les installations, nous avons aussi la gendarmerie. Si on ajoute les 12 000 personnes déplacées aux familles directement liées à Sucaf, je crois qu’on arrive à 25 000 personnes y compris d’autres personnes qui travaillent dans les parages », a expliqué le directeur général de cette société.

Le premier objectif de la projection faite est de faire monter les chiffres d’affaires et de rester fidèle aux engagements inscrits dans le cahier de charge, selon le vœu de Marti Akem, directeur général adjoint qui table sur la citoyenneté de la Sucaf. «La Sucaf verse à l’Etat la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), et l’IRIS. Ensuite, nous avons créé une ONG Fondation Sucaf pour aider la population à s’investir davantage dans la culture, l’élevage etc. Nous faisons aussi le RSE entendez la Responsabilité Sociétale Entreprise. C’est-à-dire nous sommes en développement de reboisement autour de la société. Nous essayons de travailler avec les communautés pour qu’elles puissent travailler avec le programme que nous soutiendrons», ont expliqué les deux responsables de la Sucaf.

La Sucaf a hérité sur les fonds baptismaux de la Sogesca depuis 2003 et outre ces activités mercantiles, elle appui le centre de santé hospitalier, l’éducation et la réhabilitation des infrastructures notamment les routes.

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