Centrafrique : « La scolarisation des filles, le combat pour le développement », selon le président Touadera

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BANGUI, 26 septembre 2018 (RJDH)–Le président centrafricain Faustin Archange Touadera a, dans une déclaration faite le 25 septembre  la tribune des Nations-Unies sur l’éducation, évoqué l’importance de la scolarisation des filles pour promouvoir le développement de la RCA.

En République Centrafricaine, 22% des filles en âge scolaire ne sont pas scolarisées. Après le cycle primaire, les filles connaissent plus d’éventualités de ruptures de scolarité que les garçons avant même d’embrasser le cycle de secondaire. Elles abandonnent les bancs de l’école pour se consacrer aux travaux ménagers ou agricoles aux fins d’apporter un complément de revenus à leur famille après des mariages précoces forcés ou volonaires.

«Aujourd’hui encore, de nombreuses jeunes filles ne sont pas libres de leur choix, et ne peuvent décider de leur propre avenir. Elles subissent violences et exclusion », regrette le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera.

Pour le président Touadera, au-delà du combat pour la justice et celui contre les discriminations, la scolarisation des filles est tout simplement la condition du développement mondial.  «La privation d’instruction enferme les filles puis l’adolescente et la femme adulte qu’elles seront dans la vulnérabilité la plus extrême, face à la maladie, au sida, aux violences sexuelles, aux mariages forcés, aux grossesses précoces et à la pauvreté » regrette le chef de l’Etat.

Selon une étude de l’Unicef,  chaque année supplémentaire de scolarité dans la vie d’une fille réduit de 10% le risque de décès de son futur bébé.

«Conscient des défis auxquels demeure confrontée la République Centrafricaine, nous avons pris la mesure de cette situation, en mettant en place un dispositif qui favorise l’accès de la jeune fille à l’école au même titre que le garçon comme le fixe notre Constitution. Pour la rentrée scolaire 2018, nous sommes parvenus à atteindre l’égalité 50/50. », a annoncé le président Touadera

Faustin Archange Touadera a aussi souligné que l’école centrafricaine en ce moment est en voie de réhabilitation et a plus que besoin de l’accompagnement de tous. «Cela passe nécessairement par la formation des enseignants, la mise à disposition des supports didactiques et l’amélioration du cadre de vie scolaire, par la construction des salles de classe en ville et en milieu rural », indique-t-il.

Les données officielles indiquent que le taux de fréquentation des filles qui était de 33% en 2017  est passé à 44% en 2018.

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L'auteur

Fridolin Ngoulou est journaliste de formation et Rédacteur en Chef du RJDH. Il est ressortissant du département des sciences de l'information et de la communication de l'Université de Bangui, où il a obtenu sa licence, première promotion en 2012. Au RJDH, il a travaillé de 2014 à 2017 comme Journaliste Reporter, Webmaster et spécialiste des médias sociaux avant d'être nommé Rédacteur en Chef le 18 Janvier 2018. Il est membre de plusieurs organisations professionnelles des médias.

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