Centrafrique : La reprise des activités agricoles encore timide à Kabo au nord du pays

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KABO, 5 Avril 2018(RJDH)— Les activités agricoles reprennent timidement à Kabo au Nord du pays après plusieurs mois de tensions entre les agriculteurs, éleveurs et groupes armés dans la localité. Information confirmée au RJDH par les habitants et les autorités locales de la région.  

Après les énormes difficultés qu’avaient rencontrées les agriculteurs de Kabo l’année dernière suite à la dévastation des champs par les bœufs des éleveurs Peuhls, les activités agricoles semblent reprendre par le nettoyage des surfaces arables. C’est le début de la saison des pluies dans  la localité qui a servi de déclic considéré comme un pas de plus vers la résilience selon les habitants.

Selon un habitant joint au  téléphone  par le RJDH, il a expliqué que «certains champs sont encore occupés par des bœufs;  nous ne pouvons pas aller au-delà de 5 km pour  les cultures. Les éleveurs continuent  à nous menacer. Nous avons des difficultés d’accéder à nos propres champs. Comme c’est le début de   la saison pluvieuse  nous, habitants de Kabo,  lançons  un appel au gouvernement aux fins d’intervenir auprès de certains chefs  des ex-Séléka qui sont les patrons de ces éleveurs, car la plupart des éleveurs détiennent des armes de guerre et tirent sur nous dès qu’on approche de nos parcelles. On sait que nous ne vivons que de l’agriculture. Mais qu’allons-nous faire? » S’est-il interrogé.

Le premier citoyen de la ville de Kabo, M Robert Sanzema plaide pour plus de sécurité et appelle la FAO à l’aide aux cultivateurs de sa localité « Kabo a toujours été une région agricole, mais l’insécurité a fait qu’il est difficile de produire comme il le faut. Nous demandons au gouvernement de faire en sorte que la paix et la sécurité reviennent, mais aussi et surtout à la FAO d’aider les cultivateurs en semence en vue de fructifier le rendement en 2018 » a-t-il appelé.

L’année dernière, plusieurs habitants de Kabo n’ont pas pu accéder à leurs champs pour pratiquer les cultures. Le même scenario commence encore cette année et inquiète toujours.

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